reconduire v. a. (re-kon-dui-r')
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1Accompagner une personne qui s'en retourne.
Nous voilà partis pour me reconduire à mon couvent
Marivaux, Marianne, 5e part.Pourquoi ne reconduisiez-vous pas Thérèse chez sa mère ? - Je la reconduisais de l'œil
CARMONTELLE, Prov. posth. Le grand chemin, sc. 4
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Reconduire un étranger à la frontière, l'expulser du territoire, et le faire conduire à la frontière par la force publique.
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2Accompagner par civilité jusqu'à la porte une personne qui se retire après une visite.
Je vous laisse aller sans vous reconduire ; mais, entre cavaliers, cette liberté est permise
Molière, Sicil. 13Qu'un favori s'observe de fort près.... s'il m'écoute plus volontiers, et s'il me reconduit un peu plus loin, je penserai qu'il commence à tomber, et je penserai vrai
La Bruyère, VIIIVoulez-vous que je vous reconduise ? Il n'est point, à mon sens, de plus haute sottise Que cet usage-là
DESTOUCH., Homme sing. I, 4
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Absolument.
- Les malades ne reconduisent pas Molière, Mal. imag. III, 14
Je vous loue fort que vous ne reconduisiez point ; c'était pour mourir ; que les dames s'en vengent, qu'elles ne vous reconduisent point aussi, et voilà une maudite coutume abolie
Mme de Sévigné, 44
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3Ironiquement. Repousser, expulser en maltraitant. Les ennemis furent reconduits à coups de canon.
On dit que M. de Turenne reconduit les ennemis quasi jusque dans leur logis
Mme de Sévigné, 189
Remarque
Ménage blâme reconduire dans le sens d'accompagner par civilité : " La plupart des gens de ville se servent mal de ce mot ; ils disent : il m'est venu reconduire jusqu'au bas du degré. Il faut dire, comme on dit à la cour : il m'est venu conduire." Bouhours combattait Ménage, et arguait aussi de l'usage de la cour. L'usage a confirmé reconduire, avec raison ; car il y a dans reconduire l'idée d'une conduite faite en sens inverse.
Étymologie
Re..., et conduire ; wallon, rikdûr.