redemander v. a. (re-de-man-dé)
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1Demander de nouveau.
Votre hardiesse à redemander d'être servi faisait sa récompense ; son sublime amour-propre n'en connaissait point de plus touchante
Marivaux, Marianne, 5e part.
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2Demander la restitution d'une chose.
C'est là, selon le langage de l'Évangile, que Dieu redemande tout, et qu'il fait tout payer jusqu'à un denier
Bourdaloue, Pensées, t. III, p. 114Je deviens parricide, assassin, sacrilége ; Pour qui ? pour une ingrate à qui je le promets.... et quand je l'ai servie, Elle me redemande et son sang et sa vie [de Pyrrhus assassiné]
Racine, Andr. V, 4Le pape ordonna que la congrégation qui en était chargée [d'une affaire sur le calendrier grégorien] consultât M. Cassini ; l'Italie semblait redemander à la France ce qui venait d'elle
Fontenelle, Cassini.Insensé, on va peut-être au premier jour vous redemander votre âme
Massillon, Carême, Délai.- Allons redemander à ces murs abattusDes souvenirs plus doux, des ombres plus heureuses LAMARTINE, Prem. Méditations, Baïa.
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Il se dit aussi en parlant des personnes qu'on redemande.
- Lui seul y fit longtemps la publique misère :Là le fils orphelin lui redemande un père Boileau, Art poét. IV
Je vous redemandais à vos tristes États
Racine, Bérén. I, 4Tarquin.... N'a pas même aux Romains redemandé sa fille
Voltaire, Brut. III, 6
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Dans le langage biblique, redemander le sang, punir un meurtre.
Il mourra dans son péché ; et la mémoire de toutes les actions de justice qu'il avait faites sera effacée ; mais je vous redemanderai son sang
Saci, Bible, Ézéchiel, III, 20
Étymologie
Re..., et demander ; wallon, redmandé ; provenç. redemandar.