refleurir v. n. (re-fleu-rir)
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1Se couvrir de nouveau de fleurs. L'oranger a refleuri.
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Fig. Reprendre de l'éclat, redevenir en faveur.
M. le Tellier fit revivre ces rigoureuses épreuves qui feront refleurir les lois et l'éloquence de nos pères
Fléchier, le Tellier.Il s'est appliqué à faire refleurir le commerce, qui languissait tous les jours de plus en plus
Fénelon, Tél. VIIIPar la vie solitaire de Bernard, le désert refleurit, et l'état monastique reprend son ancienne gloire
Fénelon, t. XXVII, p. 223La lettre qu'il [Julien] écrivit à Arsace, pontife de la Galatie, nous apprend de quelle manière il se prenait à faire refleurir le paganisme
Fontenelle, Oracles, II, 4Aujourd'hui la grandeur de Samarcande est tombée avec les sciences ; ce pays, occupé par les Tartares-Usbecs, est redevenu barbare, pour refleurir peut-être un jour
Voltaire, Mœurs, 88Là sont nos rêves pleins de charmes.... Là refleuriront nos jeunesses ; Et les objets de nos tristesses à nos regrets seront rendus
Lamartine, Méd. II, 1
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Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir quand on veut marquer l'acte : Ces plantes ont refleuri avant la pluie ; avec l'auxiliaire être, quand on veut marquer l'état : Ces plantes sont refleuries depuis quelques jours.
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2V. a. Dans le langage familier, rendre un teint fleuri.
Si je vois de nos vieux guerriers Qui n'ont plus, malgré leurs lauriers, De quoi boire à la France, Je refleuris encor leur teint
Béranger, Vivand.
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2V. a. Ajoutez :
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Fig.
L'auteur de Robert Emmet a ce don ; il refleurit ce qu'il touche
A. CLAVEAU, Journ. offic. 30 avril 1874, p. 3015, 2e col.
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Étymologie
Ital. rifiorire ; du lat. reflorere, de re, et florere, fleurir.