1rein s. m. (rin ; au pluriel, l's se lie : les rin-z engorgés)
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1Terme d'anatomie. Viscère double qui est l'organe sécréteur de l'urine. Le rein gauche. Le rein droit. Un calcul logé dans le rein.
Nous sommes presque effrayés, quand nous venons à apprendre que les tubules qui entrent dans la composition d'un seul rein, mis bout à bout, formeraient une longueur de plusieurs milliers de toises
Bonnet, Paling. phil. IX, 2
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Pierre des reins, s'est dit autrefois de la pierre d'aigle.
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Reins succenturiés ou succenturiaux, nom donné par Casserius aux capsules surrénales.
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2Au plur. La partie inférieure du dos.
Pourquoi donc vois-je maintenant les hommes qui tiennent leurs mains sur leurs reins, comme une femme qui est dans les douleurs de l'enfantement ?
Saci, Bible, Jérémie, XXX, 6Vous savez ce que c'est pour moi que d'être seize jours sur les reins sans pouvoir changer de situation
Mme de Sévigné, 250
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Avoir mal aux reins, être affecté de lumbago.
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Poursuivre l'épée dans les reins, poursuivre de près.
Vaubonne fut chassé l'épée dans les reins jusqu'à un petit ruisseau
Saint-Simon, 47, 49Sosiandre poursuivit les sentinelles du lac, la lance dans les reins
Voltaire, Mœurs, 7- Il lui avait confié la mission de pousserCastagnos l'épée dans les reins THIERS, Hist. de l'Emp. X
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Fig. Poursuivre, presser quelqu'un l'épée dans les reins, presser vivement quelqu'un de conclure une affaire, le presser dans une dispute par de fortes raisons.
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Chaud de reins, plein de luxure.
Où les centaures.... Voulurent, chauds de reins, faire noces de chien
Régnier, Sat. X
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3Au plur. L'épine du dos considérée quant à la force, à la souplesse. Il a les reins souples, les reins forts.
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On dit aussi au singulier : Ce cheval, cet homme a du rein.
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Un tour de reins, sorte d'entorse que l'on se donne dans la colonne vertébrale, en faisant quelque violent effort, quelque mouvement brusque.
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Fig. Donner un tour de reins à quelqu'un, lui rendre un mauvais office qui doit lui nuire beaucoup.
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Fig. En termes de l'Écriture, sonder, éprouver les reins, éprouver la force.
C'est moi qui suis le Seigneur, qui sonde les cœurs, et qui éprouve les reins
Saci, Bible, Jérémie, XVII, 10Celui qui sonde les reins et les cœurs, vous jugera sur vos intentions
Chateaubriand, Atala, le Drame.
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Fig. Se ceindre les reins, se préparer à quelque effort.
Suivant la voix de mon divin auteur, Pour porter aux mourants le pain consolateur, Et pour donner aux morts la sainte sépulture, à l'entour de mes reins j'ai serré ma ceinture
P. LEBRUN, Voy. de Grèce, IX, 4
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Fig. Avoir les reins forts, être riche, être puissant.
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Il n'a pas les reins assez forts, il a les reins trop faibles, il entreprend quelque chose qui est au-dessus de ses forces.
Barbezieux, à peine en fonctions, n'avait pas encore les reins assez forts pour porter bien haut personne
Saint-Simon, 188, 2
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4Chez les animaux, les reins, la région qui est entre le dos et la croupe, ayant pour base les vertèbres lombaires et la portion des muscles spinaux qui les entourent.
Une tête de barbe avec l'étoile nette [chez un cheval], L'encolure d'un cygne.... Point d'épaules non plus qu'un lièvre, court-jointé.... Des pieds, morbleu ! des pieds ! le rein double....
Molière, Fâch. II, 7
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5Terme d'architecture. Les reins d'une voûte, les parties d'une voûte comprises entre la portée et le sommet.
Sur les reins de la voûte intérieure de la coupole s'élèvent quatre rangées de piliers construits en brique
RAYMOND, Inst. Mém. hist. et beaux-arts, t. III, p. 418
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Reins vides, les parties qui, n'étant pas remplies, ne soulagent pas la charge.
Étymologie
Berry, érein, échine ; provenç ren, re ; anc. espagn. rene ; ital. rene ; du lat. renem.