Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

rejeté dans le Littré

1 article· 9 citations· rimes· synonymes

rejeté, ée part. passé (re-je-té, tée)

  1. 1Jeté de nouveau ; repoussé, renvoyé. Balle jetée et rejetée.

    • Fig.

      • Cependant, son nom [de Napoléon] sur la cité Bondissait, des canons aux clochers rejeté Victor Hugo, F. d'aut. 30
  2. 2Jeté hors.

    • Les matières rejetées par les volcans Buffon, 4e ép. nat. Œuv. t. XII, p. 203
    • Fig.

      • Un simple fidèle, qui vit dans la tiédeur, n'est pas propre au royaume de Dieu, et est rejeté de sa bouche comme une boisson tiède et dégoûtante Massillon, Confér. Zèle contre les scand.
  3. 3Qu'on ne veut pas recevoir.

    • Ô poids des grâces rejetées, poids des bienfaits méprisés Bossuet, Ferveur de la pénit. II
    • Il y a dans les meilleurs conseils de quoi déplaire ; ils viennent d'ailleurs que de notre esprit ; c'est assez pour être rejetés d'abord par présomption et par humeur La Bruyère, XII
    • L'autorité a cessé d'avoir plus de poids que la raison ; ce qui était reçu sans contradiction, parce qu'il l'était depuis longtemps, est présentement examiné et souvent rejeté Fontenelle, Préf. Acad. des sciences, Œuv. t. X, p. 2, dans POUGENS.
    • Il se dit des personnes en un sens analogue.

      • Il [Jonas] se consolait en criant : Seigneur, quoique rejeté de devant vos yeux, je reverrai votre saint temple Bossuet, 2e instr. past. 74
      • Il se croit quelque enfant rejeté par sa mère, à qui j'ai par pitié daigné servir de père Racine, Ath. I, 2
      • Ses prêtres [d'Israël] sont captifs, ses rois sont rejetés Racine, ib. III, 7

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander