relent s. m. (re-lan)
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Mauvais goût que contracte une viande dans un lieu humide. Goût de relent. Odeur de relent.
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Fig.
Mme de Maintenon avait de ces modesties qui sentaient le relent de son premier état, mais qui pourtant ne passaient pas l'épiderme
Saint-Simon, 1291, 175
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2Adj. Qui a une odeur de renfermé.
- Ils sentent je ne sais quoi de relent Malherbe, Lexique, éd. L. Lalanne.
C'est comme si vous disiez que le feu possède tout, qu'une obscurité relente lui succède...
Malherbe, ib.
Étymologie
Génev. lent : cette viande sent le lent ; provenç. reles ; catal. rellent. Origine controversée. Ménage indique le latin rancidus, rance ; mais il n'est pas possible de passer d'une forme à l'autre. On a proposé le latin redolens, qui a de l'odeur ; mais, quand même la dérivation serait facile, redolens ne satisfait pas au sens d'humide et visqueux qu'a eu relent. Ce sens est le primitif ; il conduit au latin lentus, visqueux, glutineux. Lent a à Genève le sens de relent, et à Paris au XVIIe siècle (voy. VAUGELAS, Rem. t. II, p. 827) le peuple lui donnait la signification d'humide. La forme catalane s'y prête très bien ; en catalan, l'l du radical se redouble après re ; rellent est formé comme relluir. Seule la forme provençale fait difficulté ; mais, en présence de l'accord des formes française et catalane, en présence de la conformité du sens avec le latin lentus, on peut croire que le provençal a formé le mot comme s'il venait d'un adjectif relensus, comme pes, de pensum.