relever v. a. (re-le-vé. L'e prend un accent grave, quand la syllabe qui suit est muette : je relève, je relèverai)
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1Remettre debout, sur ses pieds, dans sa position naturelle.
Marin, viens m'aider à me relever. - Hé monsieur, j'aurais besoin qu'on me relevât moi-même
HAUTER., Crisp. méd. III, 3Il [le fils du prince de Condé] voit [à Senef] ce grand prince renversé dans un fossé sous un cheval tout en sang ; pendant qu'il lui offre le sien et s'occupe à relever le prince abattu....
Bossuet, Louis de Bourbon.Hazael, me regardant [moi agenouillé] avec un visage doux et humain, me tendit la main et me releva
Fénelon, Tél. IVIl a été plus aisé [au gouvernement pontifical] de relever les obélisques et de construire des palais et des temples, que de rendre la nation commerçante et opulente
Voltaire, Mœurs, 185
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Terme de marine. Relever un navire, remettre à flot un navire que le vent ou la mer a fait échouer.
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Relever l'ancre, la mettre dans une autre situation.
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Relever la galère, se disait des forçats qui se soulevaient contre leurs officiers et se rendaient maîtres du bâtiment.
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2Terme de jeu. Relever les cartes, les remettre dans l'état où il faut qu'elles soient pour jouer un nouveau coup.
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Relever les mains, relever les levées qu'on a faites, rassembler les cartes qui ont été jouées, les retourner et les mettre devant soi
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3Relever la balle du pied du tambour, à la paume, prévenir avec adresse, par la volée, un coup de tambour.
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Relever une bille, au billard, l'éloigner de la blouse.
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4Trousser, retrousser. Relevez votre robe.
- Laissez-moi relever ces voiles détachésEt ces cheveux épars dont vos yeux sont cachés Racine, Bérén. IV, 2
Non-seulement il [le merle d'Amboine] chante ses amours au printemps, mais il relève alors sa longue et belle queue et la ramène sur son dos d'une manière remarquable
Buffon, Ois. t. VI, p. 93Elle avait relevé les tresses de ses cheveux
Mme de Staël, Corinne, XIII, 5
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5Hausser, rendre plus haut. Il faut relever ce plancher.
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Fig.
Relevez vos idées pour M. de Lauzun ; le roi lui a redonné ses entrées
Mme de Sévigné, 7 fév. 1689
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Relever la tête, sa tête, la hausser lorsqu'elle était baissée.
- Et, relevant mon front prosterné vers son trône,M'a vingt fois appelé l'appui de Babylone Voltaire, Sémiram. II, 1
- Il s'approcha, guidé par un bandit,Sans résister, sans relever la tête Casimir Delavigne, Memmo, ch. IV
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Fig. Relever la tête, reprendre courage. Les factions commencent à relever la tête.
Ô France, ô ma patrie, Relève enfin ton front cicatrisé
Béranger, Enf. de la France.
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Relever la moustache avec le fer, la passer au fer chaud, afin qu'elle ne retombe pas sur les lèvres.
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Fig. Relever la moustache à quelqu'un, réprimer son outrecuidance.
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6Terme de manége. Relever un cheval, le soutenir de la main et de l'éperon, pour lui faire porter la tête plus haute et l'asseoir sur les hanches.
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7Relever en broderie, rehausser de broderie le fond de quelque étoffe.
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Terme de lingère. Relever une maille à un bas, la reprendre, la refaire. Relever du velours, le repasser à l'envers après l'avoir mouillé pour faire redresser les poils froissés. Relever un volant, une garniture, les repasser après qu'ils ont été chiffonnés.
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8Terme de maçonnerie. Exhausser une maison ou un mur.
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Relever les ciselures, tailler les bords d'un parement de pierre pour le dresser.
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Relever à bout, démonter un pavage pour le refaire entièrement.
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Terme de marbrier. Se dit de la dernière opération du polissage.
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Terme de menuisier. Déplacer un parquet pour le rétablir ou remettre des lambourdes. Relever les moulures, les achever, y faire les dégorgements nécessaires.
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En peinture de décor, donner plus de saillie à certains objets, ou en raviver les teintes.
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9Terme de maréchal. Relever un fer, ôter un fer qui branle et le rattacher solidement.
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10Augmenter la grandeur d'une pièce de chaudronnerie, en étendant le cuivre à coups de marteau.
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Former, sur une pièce de fer, des sillons qui font paraître les reliefs plus saillants.
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Terme de tanneur. Relever des peaux sur la traite, les tirer de la chaux pour les faire égoutter sur le bord du plain.
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11Rétablir ce qui était tombé en ruine, ce qui avait été renversé.
Quand verrai-je, ô Sion, relever tes remparts Et de tes tours les magnifiques faîtes ?
Racine, Esth. I, 2- Relevez, relevez les superbes portiquesDu temple où notre Dieu se plaît d'être adoré Racine, Esth. III, 9
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Fig. Relever une maison, une famille, lui rendre sa première opulence, son premier éclat.
Ils [les gens de finance] relèvent toutes les grandes maisons par le moyen de leurs filles, qui sont comme une espèce de fumier qui engraisse les terres montagneuses et arides
Montesquieu, Lett. pers. 98- Relevant ma famille au glaive dérobée,Il la remit au rang dont elle était tombée Voltaire, Olymp. II, 3
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On dit de même : relever un parti.
Le seul nom de Scanderbeg était capable de relever un parti
Duclos, Œuv. t. II, p. 135
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12Fig. Relever quelqu'un, le retirer de l'état malheureux où il était.
Vous avez bien raison de l'appeler [une dame] la plus belle et la meilleure du monde, puisque, de si loin, elle sait relever ceux qui sont abattus
Voiture, Lett. 50Evilmérodach, roi de Babylone, tira de prison Joachin, et le releva de l'état malheureux où il était
Saci, Bible, Rois, IV, XXV, 27C'est de là [l'incrédulité] que nous la verrons sortir pleine de gloire et de vertu, et nous bénirons avec elle la main qui l'a relevée
Bossuet, Anne de Gonz.
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Absolument.
Après avoir fait ce chemin.... on décline misérablement.... néanmoins un rayon d'espérance, si bas que l'on soit, relève aussi haut qu'on était auparavant
Pascal, Pass. de l'amour.
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Cela l'a bien relevé, se dit d'un homme à qui il est arrivé quelque grande fortune.
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Il se dit des choses qu'on relève.
- Quarante, qui l'eût cru ? quarante, à leur abord,D'une armée abattue ont relevé le sort,Du côté des vaincus rappelé la victoire.... Corneille, Tois d'or, I, 2
Le Seigneur a voulu choisir son peuple pour le sanctifier, pour rendre sa loi célèbre, et pour en relever la grandeur
Saci, Bible, Isaïe, XLII, 21Pour abaisser notre orgueil et relever notre abjection
Pascal, dans COUSINLe jeune Scipion.... non content d'avoir relevé les affaires de Rome en Espagne, alla porter la guerre aux Carthaginois dans leur propre ville
Bossuet, Hist. III, 6C'est Jésus-Christ et son Église ; il a mis dans cette Église une autorité, seule capable d'abaisser l'orgueil et de relever la simplicité
Bossuet, Anne de Gonz.- La Grèce avec douleurVous voit du sang troyen relever le malheur Racine, Andr. I, 2
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Relever la chute de quelqu'un, le relever de sa chute, la réparer.
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Relever sa condition, son état, sa fortune, augmenter sa dignité, ses richesses.
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Relever le courage, les espérances, ranimer le courage, faire revivre les espérances. Donner de l'élévation morale.
Il a répondu que cette grâce n'augmenterait pas son zèle, mais qu'elle lui relèverait bien le courage
PELLISSON, Lett. hist. t. I, p. 371Il faut relever le courage de ces gens timides qui n'osent rien inventer en physique, et confondre l'insolence de ces téméraires, qui produisent des nouveautés en théologie
Pascal, Frag. sur le vide.La reine relevait leur espérance
Bossuet, Reine d'Anglet.Je crois que cette action est belle, et elle vous relève plus que la prise de Veies
Fénelon, Dial. des morts anc. 23Ils [les stoïciens] ont laissé à l'homme tous les défauts qu'ils lui ont trouvés, et n'ont presque relevé aucun de ses faibles
La Bruyère, XIJe ne négligeais aucune occasion de la relever à ses propres yeux
Mme de Genlis, Mères rivales, t. I, p. 26, dans POUGENS
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14Relever une race, l'améliorer.
Tous les jours, on relève, on ennoblit les races en les croisant
Buffon, 7e époq. nat. Œuv. t. XII, p. 362
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15Fig. Rendre plus éminent.
Philippe et Alexandre son fils relevèrent extrêmement la gloire de ce royaume [de Macédoine]
Rollin, Hist. anc. Œuv. t. II, p. 501, dans POUGENS
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16Relever la conversation, lui rendre de la vivacité alors qu'elle languissait.
Le baron, pour relever l'entretien, se creusait la tête, et ne pouvait trouver que quelques phrases décousues
Mme de Genlis, Vœux téméraires, t. III, p. 6, dans POUGENS
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17Donner un haut goût, un goût plus piquant. Le vinaigre relève une sauce.
- Relevez ces cardons par un peu de fromage BARON, École des pères, III, 6
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Fig. En parlant des ouvrages d'esprit. Il sème son style de toute sorte d'agréments qui le relèvent.
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18Fig. Donner plus de relief, plus d'éclat.
- Relèvera sa grâce avec des artifices Régnier, Sat. VII
La fortune.... laquelle, ne le pouvant encore abandonner [Alexandre] tant d'années après sa mort, ajoute à ses conquêtes une personne qui les relèvera plus que la femme et les filles de Darius
Voiture, Lett. 36Quand une femme a de l'esprit, il l'anime [sa beauté] et la relève merveilleusement
Pascal, Pass. de l'amour.Et vous, lorsque, tentée de relever par quelque parure cette modestie qui commence à vous paraître trop nue
Bossuet, 4e sermon, Pâques, 1Que dirai-je de sa libéralité ?.... tantôt par des paroles touchantes, tantôt même par son silence elle relevait ses présents
Bossuet, Duch. d'Orl.Le jeune prince, dont la victoire avait relevé la haute contenance
Bossuet, Louis de Bourbon.- Les ombres, les flambeaux, Les cris et le silence,Et le farouche aspect de ses fiers ravisseursRelevaient de ses yeux les timides douceurs Racine, Brit. II, 2
- Et vous ne comparez votre exil et ma gloire,Que pour mieux relever votre injuste victoire Racine, Iphig. II, 5
Ses longs malheurs même lui donnaient je ne sais quel éclat qui relevait toutes ses bonnes qualités
Fénelon, Tél. VIIIToutes les personnes de notre rang et de notre âge usent de cette parure, ont recours à cet artifice pour relever une vaine beauté
Massillon, Carême, Confess.Quand vous relevez l'éclat de votre teint par les plus belles couleurs
Montesquieu, Lett. pers. 26Cet Acomat [du Bajazet de Racine] me paraît l'effort de l'esprit humain ; je ne vois rien dans l'antiquité ni chez les modernes, qui soit dans ce caractère ; et la beauté de la diction le relève encore
Voltaire, Zulime, Lettre.Les éloges que j'ai donnés à ce prince [le duc de Cumberland] pour relever davantage la gloire de son vainqueur
Voltaire, Lett. d'Argenson, 20 oct. 1745Le blanc de la tête était relevé par deux petites taches noires situées au-dessus des yeux
Buffon, Ois. t. V, p. 260On eût dit que les défauts mêmes d'Oswald étaient faits pour relever ses agréments
Mme de Staël, Corinne, VIII, 4
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Relever sa condition, sa dignité, sa charge, donner du lustre à sa condition. À la dignité dont on est revêtu, aux fonctions qu'on remplit.
Ce que l'on garde pour relever sa condition ou celle de ses parents n'est pas appelé superflu
Pascal, Réfut. de la rép. à la 12e lett.
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19Fig. Faire valoir, louer, exalter.
La Muse.... De gloire et de renom relevait mon dessein
Régnier, Sat. IVTout relève, tout bénit sa mémoire
Fléchier, Mar.-Thér.Et relevant la naissance de notre illustre duchesse, j'irais chercher dans l'histoire ancienne les sources de la noble famille d'Angennes, dont la gloire, la grandeur et l'ancienneté sont assez connues
Fléchier, Duch. de Montaus.Platon, en plus d'un endroit, prend à tâche de relever la journée de Marathon
Rollin, Hist. anc. Œuv. t. III, p. 152, dans POUGENSHomère relève dans ses héros la force, l'adresse ou l'agilité
Montesquieu, Rom. 2Ce qui m'a paru le plus beau dans le discours de M. le prince de Beauvau, c'est le secret qu'il a trouvé de relever tous les services que M. le duc de Choiseul a rendus à l'État
Voltaire, Lett. Mme du Deffant, 5 avr. 1771Les livres saints, pour relever la sagesse de Salomon, mettent en opposition avec elle la sagesse des Orientaux
Diderot, Opin. des anciens philos. Arabes.
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20Faire remarquer en bien ou en mal.
- Ce qu'il dit ne chut pas à terre,Maître Aenéas le relevant Scarron, Virg. VII
Il y a une grande différence entre lire un livre toute seule, ou avec des gens qui relèvent les beaux endroits et qui réveillent l'attention
Mme de Sévigné, 68Cela ne méritait pas d'être relevé
Bossuet, Lett. quiét. 408L'Église ne foudroie pas toujours les erreurs naissantes ; elle ne les relève point, tant qu'elle peut espérer qu'elles se dissiperont par elles-mêmes
Bossuet, Variat. XV, 128Une parole qu'il a dite dans le sens le plus juste et avec l'intention la plus pure et la plus innocente, ils la relèvent, ils l'empoisonnent
Bourdaloue, Exhort. Faux témoign. rendus contre J. C. t. II, p. 7Nous autres satiriques, Propres à relever les sottises du temps, Nous sommes un peu nés pour être mécontents
Boileau, Épître VIIIPolybe relève, dans la conduite des Messéniens à l'égard de Sparte, un ancien défaut qui fut la cause de tous leurs malheurs
Rollin, Hist. anc. Œuv. t. V, p. 400, dans POUGENSIl ne m'échappait pas un mot qu'ils ne relevassent comme un trait admirable
Lesage, Gil Bl. I, 16Par bonheur pour nous, il [Mazarin] ne parle pas bien français.... nous relevâmes, il y a quelques jours, une faute de grammaire si grossière, qu'on en fit des farces par tous les carrefours
Montesquieu, Lett. pers. 111C'est ici le cas de relever un étrange conte que font nos historiens
Voltaire, Mœurs, 51Les mêmes spectateurs qui applaudissaient aux pièces médiocres des autres auteurs, relevaient les moindres défauts de Molière avec aigreur
Voltaire, Vie de Molière.Aujourd'hui la prononciation des gens du monde est si simple, que ceux qui la choquent légèrement ne peuvent être relevés que par peu de personnes
Condillac, Conn. hum. II, I, 7Qu'il fallait mépriser ces choses-là, et qu'elles tombaient d'elles-mêmes lorsqu'on ne les relevait point
Marmontel, Mém. VIIOn lui connaissait [à Mme de Maintenon] une mémoire prodigieuse ; elle serait là [comme gouvernante] pour relever les contradictions, les inconséquences
Mme de Genlis, Mme de Maintenon, t. II, p. 110, dans POUGENS
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Familièrement. Relever un mot piquant, répondre vivement à celui qui l'a dit.
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Relever quelqu'un de quelque chose, le reprendre de quelque chose.
Si vous remarquez dans vos maisons un domestique oisif, vous savez bien le relever du désordre de la paresse
Bourdaloue, Dim. de la Septuagés. Dominic. t. I, p. 373J'aime autant une personne qui me relève d'une erreur, qu'une autre qui m'apprend une vérité, parce qu'en effet une erreur corrigée est une vérité
Buffon, Quadrup. t. IX, p. 158
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Absolument. Relever quelqu'un, le reprendre avec aigreur ou sévérité, en lui faisant voir qu'il a parlé mal à propos.
Si quelqu'un allait attaquer quelque honnête citoyen, il ne serait pas mal relevé
Montesquieu, Lett. pers. 36Ni moi, ni l'illustre savant qui me relève si bien, ne savons précisément combien de temps Mahomet fut facteur de la veuve Cadige, qu'il épousa depuis
Voltaire, Fragm. sur l'hist. XXVI
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Familièrement. Relever quelqu'un du péché de paresse, lui reprocher de manquer à ses devoirs et le contraindre à les remplir.
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21Terme de vénerie. Relever le défaut, ou, simplement, relever, retrouver la voie qu'on avait perdue, et lancer la bête une seconde fois
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22Noter, consigner, enregistrer.
Tous les voyageurs modernes ont visité Éleusis ; toutes les inscriptions en ont été relevées
Chateaubriand, Itin. part. IJ'ai relevé sur les registres de l'Observatoire royal les observations faites pendant onze années
BOUVARD, Inst. Mém. sé. t. VII, p. 269
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23Terme d'hydrographie. Déterminer la position d'un objet que l'on aperçoit.
Le 22, nous relevâmes à midi le cap des Vierges, à quatre lieues dans l'ouest
LAPÉROUSE, Voy. t. II, p. 46, dans POUGENS
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Terme de marine. Relever une côte, en dessiner la vue ou l'aspect.
La veille au soir, on avait aperçu du haut des mâts une petite île qui fut relevée depuis le nord-ouest jusqu'au nord-ouest-quart-ouest du compas
BOUGAINVILLE, Voy. t. II, p. 193Les brumes m'ont empêché de relever les Kuriles au nord de Marikan
LAPÉROUSE, Voy. t. IV, p. 217, dans POUGENS
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Terme d'arpentage. Déterminer avec la planchette, avec la boussole, des positions sur le terrain.
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24Remplacer une autre personne dans une occupation. Je suis fatigué de lire, relevez-moi.
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25Terme de guerre. Mettre un homme, une troupe en place d'un homme, d'une troupe pour un service déterminé. Relever la garde. On releva la troupe qui était à la tranchée. Relever de garde une compagnie.
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Fig.
Sénèque et Burrhus sont deux soldats en sentinelle qui doivent garder leur poste jusqu'à ce que la mort vienne les en relever
Diderot, Claude et Nér. I, 46
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Absolument. On vient de relever cette compagnie.
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On dit dans le même sens : relever les tranchées, les postes.
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Relever une sentinelle, un factionnaire, et relever de sentinelle, ôter un soldat qui est en sentinelle, et en mettre un autre à sa place.
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Il se dit aussi du corps, de la troupe même qui succède à une autre dans un poste. Cette troupe va relever telle compagnie. Les voltigeurs furent relevés par les grenadiers.
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Cela se dit également du soldat qui prend la place de celui qu'on ôte de sentinelle. C'est un tel qui a relevé son camarade de sentinelle ; et absolument : c'est lui qui a relevé un tel. Fig. On le relèvera bien de sentinelle, on prendra garde à ses actions, on ne le laissera pas faillir impunément.
J'admire que le jésuite se livre comme il fait ayant nos frères les jansénistes pour auditeurs, qui tout d'un coup le relèveront de sentinelle, au moment qu'il y pensera le moins
Mme de Sévigné, 16 sept. 1676Langlade vous mande qu'une autre fois.... il la releva bien de sentinelle sur des sottises qu'elle lui disait
Mme de Sévigné, 12 févr. 1672
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Terme de marine. Relever le quart, le timonier, les changer.
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26Terme de cuisine. Remplacer un service ou un plat par un autre.
Il se souvient exactement de quels plats on a relevé le premier service
La Bruyère, XI
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27Relever un plant, le tirer de terre pour le repiquer.
Lorsqu'on le relève [le plant de frêne] à un an, il faut lui donner le moyen de se fortifier encore une année, en le mettant en rigole
BOSC, Instit. Mém. scienc. 1808, p. 221
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28Terme de jurisprudence. Libérer d'un engagement.
Le pape le relève [Valdemar roi de Danemark] d'un serment fait en prison et par force
Voltaire, Ann. emp. Frédéric II, 1227Je crois que cette raison seule devrait engager le souverain pontife à relever au moins de leurs vœux tous les jésuites français, espagnols et portugais
D'Alembert, Œuv. t. V, p. 236J'écrirai à l'évêque de Québec ; il a les pouvoirs nécessaires pour vous relever de vos vœux
Chateaubriand, Atala, Le drame.
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Se faire relever de ses vœux, faire déclarer ses vœux nuls.
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Relever quelqu'un d'une interdiction, lever l'interdiction portée contre lui.
Un moine ayant été rebuté un jour par Théodose II qu'il importunait, le moine excommunia l'empereur ; et ce césar fut obligé de se faire relever de l'excommunication par le patriarche de Constantinople
Voltaire, Mœurs, 11
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En termes d'ancienne pratique, relever un appel, se faire autoriser, par lettre du sceau ou par un arrêt, à poursuivre l'appel qu'on avait interjeté d'une sentence.
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Ancien terme de jurisprudence. Relever l'appelant, l'autoriser à ne pas appeler tout de suite d'un jugement.
À moins qu'il n'y ait grande et évidente cause de relever l'appelant
Montesquieu, Esp. XXIX, 16
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29Terme de féodalité. Relever le fief, donner au seigneur féodal ce que la coutume a réglé pour avoir l'investiture d'un fief comme vacant par la mort du vassal.
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30V. n. Terme de manége. Lever les pieds très haut en galopant. Les chevaux anglais ne relèvent point.
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31Terme de féodalité. Être dans la mouvance d'une seigneurie. Ce fief relevait du comte de Champagne.
Naples, qui relevait du pape après avoir relevé des empereurs
Voltaire, Mœurs, 185
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Par extension, dépendre.
- Car, ne relevant pas de mon autorité,Le crime qu'elle a fait est d'autre qualité Rotrou, Antig. IV, 4
- Et vous pourriez n'oublier pasQue vous avez un cœur et des appasQui relèvent de ma puissance Molière, Psyché, V, 5
Vous dites des merveilles, ma fille, en parlant de la fierté et de la confiance de la jeunesse ; il est vrai qu'on ne relève que de Dieu et de son épée ; on ne trouve rien d'impossible
Mme de Sévigné, 555Celui qui règne dans les cieux, et de qui relèvent tous les empires
Bossuet, Reine d'Anglet.Un roi qui ne relevait de personne, et qui n'avait à répondre de ses actions qu'à lui-même
Fléchier, Hist. de Théodose, I, 27
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32Relever de maladie, commencer à se porter mieux, n'être plus alité.
On me mande encore que cette H.... est à la cour.... elle relève d'une maladie
Mme de Sévigné, 441Vos maladies, dieu merci, sont passagères ; je ne relèverai pas de la mienne qui conduit tout doucement dans l'autre monde
Voltaire, Lett. Laharpe, 25 févr. 1772
-
Fig.
-
On ne croit pas qu'il en relève, il n'y a pas apparence qu'il relève de là, il est bien malade et l'on croit qu'il n'en réchappera pas.
Vous ne relèverez point du lit où vous êtes, mais vous mourrez très certainement
Saci, Bible, Rois, IV, I, 4
-
33Sortir de la maison après ses couches, aller entendre la messe et recevoir la bénédiction du prêtre. Madame une telle relèvera demain.
On s'établira à Versailles pour y faire les couches de Mme la Dauphine, elle en relèvera à la fin d'août
Mme de Maintenon, Lett. à M. d'Aubigné, 20 févr. 1682
-
Cette femme relève de couches, ou, absolument, est relevée, elle est rétablie de ses couches, elle ne garde plus le lit, elle commence à sortir.
Mme de Soubise vient encore d'accoucher ; mais elle relève trop grasse, cela fait qu'on n'a nulle pitié d'elle
Mme de Sévigné, 6 janv. 1672Mandez-moi en quel état vous êtes relevée, si vous avez le teint beau
Mme de Sévigné, à Mme de Grignan, 8 mars 1676
-
34Terme de chasse. Se dit de la bête qui sort le soir de son buisson pour aller viander.
-
35Se relever, v. réfl. Se lever après avoir été à terre. Laissez cet enfant se relever.
Relève-toi, Rodrigue
Corneille, Cid, V, 8- Le tyran se relève, il blesse le héros Voltaire, Mérope, V, 6
- Qui tombe sans frayeur se relève intrépide Delille, Parad. II
-
Absolument. Sortir du lit où l'on était couché.
Dieu se compare à cette femme des Proverbes, qui se relève la nuit sans laisser éteindre sa lampe
Bossuet, 2e instr. past. 22Il faut se relever, rallumer la lampe....
Mme de Genlis, Théât. d'éduc. Retour de Tobie, sc. 2
-
Sortir de son lit après une maladie.
Vaincue par les transports de sa rage, la marquise tomba malade et ne se releva plus
J.-J. Rousseau, Hél. VI, 3
-
36Se mettre droit, se dresser.
-
Être mis droit, être redressé.
Ce banc est à peu près horizontal ; il se relève cependant de quelques degrés contre le sud-est
SAUSSURE, Voy. Alpes, t. VIII, p. 25, dans POUGENS
-
-
37Être remis dans sa position naturelle. Le navire, qui penchait, se releva lentement.
-
38Terme de marine. Se relever d'une côte, parvenir à s'en éloigner.
-
39Sortir de ses ruines.
-
40Reprendre des forces, de la puissance, du crédit.
Le superbe est tombé et ne se relèvera pas, disait Jérémie
Bossuet, Hist. II, 4La Judée, qui commençait à Peine à se relever de sa ruine
Bossuet, ib. I, 8Les Juifs ayant perdu tout espoir de se relever après les vains efforts que l'empereur Julien avait faits pour les rétablir
Fléchier, Hist. de Théodose, III, 35L'infanterie espagnole ne s'était jamais relevée depuis la bataille de Rocroy
Hamilton, Gramm. 5La France, tant de fois prête de succomber, se releva toujours
Voltaire, Mœurs, 163
-
Se relever se dit de l'espérance, du courage.
Plus on est poussé au désespoir [pécheurs pénitents], plus l'espérance se relève
Bossuet, Ét. d'orais. X, 17
-
Cette pièce qui avait été froidement accueillie, s'est relevée aux représentations suivantes.
On aura beau faire, la pièce ne se relèvera jamais
Mme de Genlis, Veill. du chât. t. III, p. 181, dans POUGENS
-
Cela se dit aussi d'un livre.
On ne pense pas que le livre de M. Audry se relève jamais du coup mortel qui lui fut porté dans cette rencontre
MAIRAN, Éloges, Lémery.
-
Se relever de quelque perte, de quelque échec, etc. se remettre de quelque perte.
Il fallait un homme [Mazarin] qui sût, selon les occasions, profiter de ses avantages, ou se relever de ses pertes
Fléchier, le Tellier.
-
Se relever d'un état d'abaissement, de décadence, etc. ou, absolument, se relever, sortir d'un état d'abaissement, de décadence, etc.
-
41Fig. Reprendre l'élévation morale, l'innocence morale.
Nous [il s'agit d'une fille de Bussy] avons aimé un homme.... nous avons été si sotte que de l'épouser.... par bonheur nous avons fait le mariage le plus insoutenable du monde ; c'est ainsi que la Providence nous a laissée tomber, et nous présente ensuite les moyens de nous relever
Mme de Sévigné, 23 janv. 1682Ils résistent rarement aux tentations, ils y succombent aisément, ils se relèvent difficilement
Bourdaloue, Carême, t. I, p. 232Il est bien plus glorieux de se relever ainsi, que de n'être jamais tombé
Fénelon, Tél. XIOn se relève aisément d'une première chute
Massillon, Carême, Rechute, 1Il est difficile de se relever après être retombé
Massillon, ib.Il est juste, et d'un gouvernement sage, qu'une famille qui s'est perdue par des fautes puisse se relever par des services
Duclos, Œuv. t. VI, p. 157Tant l'âme qui a rampé a de peine à se relever !
Duclos, ib. t. V, p. 291
-
Se relever d'un ridicule, échapper au ridicule encouru.
Érasme, quoique longtemps moine, ou plutôt parce qu'il l'avait été, jeta sur les moines, dans la plupart de ses écrits, un ridicule dont ils ne se relevèrent pas
Voltaire, Mœurs, 127
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42Se rétablir de ses couches.
Elles [les Groenlandaises] accouchent aisément, et se relèvent dès le jour même pour travailler
Buffon, Suppl. à l'hist. nat. Œuv. t. XI, p. 253
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43Se remplacer, se relayer. Nous nous relevions d'heure en heure.
On ne sait [chez les Juifs] en quel rang placer les gens de guerre qui se relevaient, au nombre de vingt-quatre mille, à chaque premier jour du mois, avec douze commandants
Bossuet, Polit. IX, VI, 12Les capucins de Meudon se relevèrent à prier Dieu auprès du corps [de Monseigneur]
Saint-Simon, 295, 26
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44Être rehaussé, recevoir plus de relief.
- Et quand tu vois ce beau carrosse,Où tant d'or se relève en bosse,Qu'il étonne tout le pays COTIN, dans MOL. Femm. sav. III, 2
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45Se rattacher à, se rendre dépendant de (emploi qui n'est peut-être que dans Pascal).
Toute notre dignité consiste dans la pensée : c'est de là qu'il faut nous relever, non de l'espace et de la durée
Pascal, Pens. I, 6, éd. HAVET.
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46Faire renaître un usage, une tradition.
L'empereur, relevant une tradition qui remonte à Henri IV, a repris le titre de premier chanoine de Saint-Jean de Latran
Journ. offic. 2 mai 1870, p. 757, 2e col.
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47Terme de droit. Relever un huis clos, le faire cesser.
La cour relève le huis clos ; les portes sont rouvertes, et les débats de la seconde affaire s'engagent
Gaz. des Trib. 29 juin 1876, p. 636, 2e col.
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48V. n. En termes de marine, quitter un port, une rade.
La Martinique, paquebot de la compagnie générale transatlantique, est arrivée sur notre rade [Saint-Thomas], le 5 courant ; elle en a relevé le 6 pour la Havane et Vera-Cruz
Journ. offic. 9 déc. 1874, p. 8123, 1re col.On mande de Plymouth, 14 mai : Le paquebot-poste.... est arrivé ici à 3 heures et demie, et en a relevé le 14 pour New-York
ib. 15 mai 1876, p. 3278, 2e col.Dans de telles circonstances, le capitaine n'est pas tenu de relever pour un port voisin, mieux pourvu de moyens de réparations, si...
Gaz. des Trib. 28 oct. 1876, p. 1039, 4e col.
Remarque
On ne croit pas que notre cousine s'en relève ; dites en relève, pour se rétablir, guérir.
Étymologie
Wallon, rilevé ; provenç. et espagn. relevar ; ital. rilevare ; du lat. relevare, de re, et levare.