Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

rembarrer dans le Littré

1 article· 9 citations· rimes· synonymes· conjugaison

rembarrer v. a. (ran-bâ-ré)

  1. 1Repousser vigoureusement.

  2. 2Fig. et familièrement. Rembarrer quelqu'un, rejeter avec fermeté, avec indignation ce qu'il veut dire ou faire.

    • Je pris mon temps pour rembarrer le président de Mesmes, et je lui dis ce que le respect que j'avais pour la compagnie m'avait obligé à dissimuler, et à souffrir toutes ses picoteries Retz, liv II, 251
    • Une diablesse qui te rembarre et se moque de tout ce que tu peux lui dire Molière, Mal. imag. Interm. 1
    • Les honnêtes gens doivent rembarrer avec vigueur les méchants allégoristes qui trouvent partout des allusions odieuses [à propos des Guèbres] Voltaire, Lett. Thiriot, 9 août 1769
    • Je vous promets que, s'il s'adresse encore à moi, je le rembarrerai de la bonne façon Mme de Genlis, Théât. d'éduc. la Lingère, I, 2
    • Il se dit aussi des choses qu'on repousse.

      • L'enfant tint ferme, et rembarra toutes les importunités de sa mère LE P. SIMON MARS, Myst. du roy. de Dieu, p. 446, dans POUGENS.
      • Je voudrais bien qu'il y eût ici quelqu'un de ces messieurs [les médecins] pour rembarrer vos raisonnements et rabaisser votre caquet Molière, Mal. imag. III, 3

Étymologie

Re..., en, et barre.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander