repentir (se) v. réfl. (re-pan-tir)
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Éprouver un chagrin qui est de la nature du regret, à propos de fautes, de manquements.
- Je veux qu'il se repente et se repente en vain Corneille, Perthar. II, 1
Le Seigneur adressa alors sa parole à Samuel, et il lui dit : Je me repens d'avoir fait Saül roi, parce qu'il m'a abandonné
Saci, Bible, Rois, I, XV, 11Loin de se repentir d'avoir pris les armes, la réforme ne se repent que de s'être repentie de les avoir prises
Bossuet, 5e avert. 10Je veux bien avouer de lui [Charles Ier] ce qu'un auteur a dit de César : qu'il a été clément jusqu'à être obligé de s'en repentir
Bossuet, Reine d'Anglet.Dans les tourments inouïs de sa dernière maladie.... elle n'a eu à se repentir que d'avoir une seule fois souhaité une mort plus douce
Bossuet, Anne de Gonz.- ....Trop tard, dans le naufrage,Confus on se repent d'avoir bravé l'orage Boileau, Sat. XI
- Se repent-il déjà de m'avoir apaisée ? Racine, Baj. III, 6
....Des fureurs dont mon cœur outragé Ne se repentirait qu'après s'être vengé
Racine, Mithr. II, 5- J'ai fait ce que j'ai dû, je ne m'en repens pas Racine, Baj. III, 1
Je me suis repenti de ne l'avoir pas fait travailler moi-même [un fer] ; car il ne s'agissait que de le trancher en lames
Buffon, Hist. nat. Min. t. VII, p. 284
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Avec ellipse du pronom personnel.
- Dans ce hardi métierLa peur plus d'une fois fit repentir Régnier Boileau, Sat. IX
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Par menace : Il s'en repentira. Je l'en ferai repentir.
Étymologie
Wallon, s'ripeinti ; provenç. repentir, repenedre ; catal. repenedir ; anc. espagn. repentir ; ital. ripentire ; de re..., et l'anc. franç. pentir, qui représente le lat. poenitere, se repentir (voy. PÉNITENCE).