reposoir s. m. (re-pô-zoir)
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1Endroit où l'on peut se reposer.
Ce sont.... les ombrages et les reposoirs qui lui ont été dressés sur le passage
Guez de Balzac, le Prince, ch. 23- Et le nageur poussé du vent,De roc en roc portant la belle....Avec l'aide du ciel et de ces reposoirs....Hispal, n'en pouvant plus, de faim, de lassitude....Prit terre à la dixième traite La Fontaine, Fianc.
- Ci-gît le seigneur de Cabonne,Qui tracassait plus que personne,Il s'en venait, il s'en allait,Il ne savait ce qu'il voulait ;On doute même s'il reposeAu reposoir de toute chose Épigr. dans RICHELET
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Fig. Endroit où, dans un écrit, l'esprit peut se reposer.
J'ai trouvé d'habiles gens qui avaient à peu près le même goût pour l'Iliade et pour l'Odyssée, et qui préféraient ce dernier poëme au premier, à cause qu'il y avait de plus longues et de plus fréquentes narrations, et par conséquent plus de reposoirs et plus de lieux pour respirer à leur aise
COSTAR, Déf. des œuvres de Voiture, dans RICHELETSi l'on suit les titres de la marge, ils serviront de reposoirs et de guides
Bossuet, Lett. quiét. 168Il [un ancien critique] blâme Philistus, historien grec, de ne point faire de digressions ; il dit qu'il en faut faire quelquefois, et qu'elles servent de reposoir
Analyse de Bayle, t. I, p. 19
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2Particulièrement. Autel qu'on fait dans les rues durant la procession de la Fête-Dieu, pour y faire reposer le saint sacrement.
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3Cuve dans laquelle l'indigo repose.
L'habileté de l'indigotier consiste à saisir l'instant favorable où il doit faire couler l'eau chargée de fécule colorante dans le reposoir ou diablotin, pour que cette fécule s'y agglomère et s'y rasseye,
Dict. des arts et mét. indigotier
Étymologie
Reposer. On se servait aussi de reposoir au sens de réservoir ; mais alors il vient du lat. repositorium : Au reste, repositoire était usité aussi.