ressaut s. m. (re-sô)
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1Terme d'architecture. Saillie formée par quelque partie en dehors d'une ligne ou d'une surface.
Selon lui [M. de la Gardette], le temple fut couvert en métal, attendu, ajoute-t-il, que, si l'on se fût servi de dalles de pierre, d'après la position avérée des entailles, les tuiles de pierre auraient fait ressaut sur le comble en pierre du fronton
QUATREMÈRE DE QUINCY, Inst. Mém. hist. et litt. anc. t. III, p. 271
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On dit d'un escalier, qu'il fait ressaut, si l'appui n'est pas continué sur une même ligne suivant sa rampe.
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Par analogie. Les ressauts d'un rocher.
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2Passage brusque d'un plan horizontal à un autre.
Nous franchîmes un des ressauts de la plaine
Chateaubriand, Itin. part. IIILes chaînes parallèles du Jura [vues du Mont-Blanc], semblables à de légers ressauts de terrain
CH. MARTINS, Rev. des Deux-Mondes, 1865, t. II, p. 400
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3Terme de couvreur. Nom des bourrelets que l'on fait à l'extrémité des nappes de plomb d'un chéneau.
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4Fig. Décousu des propos.
Je profitais du peu de suite et des ressauts ordinaires de sa conversation [de Villeroy]
Saint-Simon, 392, 61
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5Terme d'hydraulique. Ressaut superficiel, phénomène que présente parfois l'écoulement de l'eau dans les canaux par suite de diminution de pente, de barrage, etc., et qui consiste en ce que la surface passe alors d'un niveau à un niveau plus élevé.
Le phénomène du ressaut superficiel a été observé pour la première fois par Bidone
COLLIGNON, Hydraulique.
Étymologie
Re..., et saut ; provenç. ressaut, resaut ; catal. ressalt ; espagn. resalto ; ital. risalto.