retombé, ée part. passé (re-ton-bé, bée)
-
1Qui a fait une seconde chute.
-
Fig.
- Prince, vous savez mal combien charme un courageLe plus frivole espoir de reprendre un volage,De le voir, malgré lui dans nos fers retombé,Échapper à l'objet qui nous l'a dérobé Corneille, la Toison d'or, II, 5
Les voilà retombés en main sûre et chrétienne [les princes de Conti et de la Roche-sur-Yon, dont leur mère léguait l'éducation à Mme de Longueville]
Mme de Sévigné, 5 fév. 1672Eh bien, maman, nous voilà donc retombés dans les contes de fées ?
Mme de Genlis, Veillées du château t. II, p. 22, dans POUGENS
-
-
2Tombé après s'être élevé.
Un petit parvenu retombé n'inspire pas une grande considération
J.-J. Rousseau, Ém. V
-
3Redevenu malade.
Mes divins anges, je suis un peu retombé ; mais Tronchin dit toujours que je me relèverai
Voltaire, Lett. d'Argental, 19 mai 1762
-
4S. m. Terme de danse. Un retombé, chute du corps par son propre poids, après qu'on s'est élevé de terre.