retors, orse adj. (re-tor, tor-s')
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1Qui a été retordu.
Au côté du midi il y avait des rideaux de fin lin retors dans l'espace de cent coudées
Saci, Bible, Exode, XXXVIII, 9La partie de la soie la plus voisine du ver ne peut se démêler ; mais ce qui est retors est de 106 pieds
Fénelon, t. XIX, p. 470
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Fig. Sens retors, signification alambiquée, recherchée.
Là, point d'épithète en rime, De pointe, de sens retors Ne vient former les accords De ce sec et dur sublime Pour qui Roi fait tant d'efforts
CHAULIEU, Corrup. du style.
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Terme de pêche. Se dit des fils oui sont simplement roulés les uns sur les autres.
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S. m. Le retors, le second tors donné au fil.
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2Qui est tordu en forme de crochet.
....Mais le peuple vautour Au bec retors, à la tranchante serre
La Fontaine, Fabl. VII, 8
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Fig.
Le maraud [la Baumelle] a quelquefois le bec retors et la griffe tranchante
Voltaire, Lett. d'Argental, 19 oct. 1768
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3Fig. Un homme retors, un homme fin, artificieux, par comparaison au fil qui a été retordu.
La première chose que je fis hier en arrivant [à la Haye] fut d'aller chez le plus retors et le plus hardi libraire du pays
Voltaire, Lett. au roi de Pr. 20 juill. 1740
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Substantivement.
Un vieux retors, tel que Clénard
LA HARPE, Cours de litt. t. XIII, p. 417, dans POUGENS
Étymologie
Retors est le participe régulier et ancien de retordre.