revoler v. n. (re-vo-lé)
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1Voler de nouveau, retourner quelque part en volant.
- Le corbeau donc vole et revole La Fontaine, Fabl. XII, 15
- Mais la nuit aussitôt de ses ailes affreusesCouvre des Bourguignons les campagnes vineuses,Revole vers Paris.... Boileau, Lutr. III
Si on l'arrachait [l'alouette] de dessus ses petits, elle revolait à eux dès qu'elle était libre, sans jamais songer à prendre sa volée, comme elle l'aurait pu cent fois
Buffon, Ois. t. IX, p. 13- Les dieux qu'au bel âge on adoreVoudraient-ils revoler vers moi ? Béranger, Lampe.
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Fig.
Je sais.... Que je verrai mon âme, en secret déchirée, Revoler vers le bien dont elle est séparée
Racine, Mithr. II, 6
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2Par extension, revenir avec rapidité d'un lieu à l'autre.
Notre flotte est toute revenue paisiblement par Belle-Ile, et M. de Seignelai revole à Versailles
Mme de Sévigné, 7 sept. 1689- Va rassembler mes chefs, et revole en ces lieux Voltaire, Fanat. V, 1
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Fig.
Sion ! quitte ce deuil ; vois tes enfants rebelles Dans ces temps de pardon revoler dans tes bras
GILB., Jubilé.
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Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir.
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3Archaïquement. S'en revoler, s'en retourner par le vol.
À l'ouïr parler, s'il ne retenait la religion ici-bas, elle s'en seroit revolée au ciel
Guez de Balzac, le Prince, chap. 20
Remarque
Revoler n'est dans le Dictionnaire de l'Académie qu'à partir de l'édition de 1835.
Étymologie
Re..., et voler.