rhapsodie s. f. (ra-pso-die)
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1Chez les anciens, morceaux détachés des poésies d'Homère que les rhapsodes chantaient.
Une suite de vers dont l'ensemble complétait un sujet formait une rhapsodie, et c'est ce même titre que portent encore aujourd'hui les différents livres d'Homère
LÉVESQUE, Instit. Mém. sc. mor. et pol. t. II, p. 32
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2Fig. et familièrement. Ramas de mauvais vers, de mauvaise prose.
Je viens de voir, pour mes péchés, cette méchante rhapsodie de l'École des femmes ; je suis encore en défaillance du mal de cœur que cela m'a donné
Molière, Critique, 3Ne laissez pas de m'envoyer les rhapsodies du jour ; elles amusent parce qu'elles sont nouvelles
Voltaire, Lett. Mme Denis, 20 mars 1751Certes il ne sera pas dit qu'avec ce cortége de vertus surannées et des rhapsodies de mœurs antiques, Phocion sera assez fort pour corriger la plus aimable nation de l'univers
Barthélemy, Anach. chap. 61
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3Il se dit aussi quelquefois de toute affaire ridicule.
Cavoie écrivit au roi une rhapsodie sur sa santé et ses affaires, et demanda la permission de se défaire de sa charge
Saint-Simon, 34, 140M. de Larochefoucauld se faisait mener chez le roi pour l'intérêt de quelques valets ou pour quelque autre rhapsodie
Saint-Simon, 299, 122
Étymologie
Ῥαψῳδία, de ῥαψῳδὸς, rhapsode.