ribaud, aude adj. (ri-bô, bô-d')
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1Terme populaire et grossier. Impudique, luxurieux. Un homme ribaud, une femme ribaude.
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Substantivement.
- Le jeu n'est sûr avec cette ribaude Boileau, Épigr. III
Ce gentil dieu qu'on appelle Mercure, Dieu des fripons, des ribleurs et ribauds
CHAUL., Rép. à l'abbé Courtin, Œuv. t. I, p. 147
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2Roi des ribauds, officier de la suite du roi dont l'emploi était de s'enquérir des crimes qui se commettaient dans cette suite et d'en faire justice ; il avait aussi juridiction sur les jeux et brelans et sur les femmes publiques.
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S. f. Ribaude s'est dit, à Paris, d'une pomme entourée de pâte et cuite au four.
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Étymologie
Provenç. ribaut ; espagn. et ital. ribaldo, et aussi rubaldo. Mot d'origine incertaine. Quelques-uns le tirent du germanique bald, hardi, qui avait donné baud, dans l'ancien français, avec le préfixe germanique eri, qui signifie avant : le très hardi, le très baud. On remarquera que ceux qui ont écrit en vers latins dans le XIIe et le XIIIe siècle font ri long, ribaldi. Diez y voit un dérivé de l'anc. haut-allem. hrîpâ, moyen haut-allem. rîbe, prostituée. Scheler préfère l'allem. reiben, frotter, de sorte que ribaud répondrait au latin perfrictus, adroit, fourbe. L'ancienne langue avait plusieurs dérivés : ribaudaille, ribauder, ribaudie, ribeaudeau. L'étymologie de Diez paraît la plus probable, bien que ribaud n'ait pas toujours eu une acception défavorable et qu'il ait signifié, en certains moments, une sorte de soldats, et aussi portefaix.