1rider v. a. (ri-dé)
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1Causer des rides.
C'est elle [l'âme] qui nous ride ou nous aplanit le front en un instant, selon ses mouvements intérieurs
LA MOTHE LE VAYER, Vertu des païens, II, Socrate.Le temps aux plus belles choses Se plaît à faire un affront, Et saura faner vos roses Comme il a ridé mon front
Corneille, Stances à une marquise.- Ce qui égayait les autres ridait son front Molière, Critique, 6
La vieillesse languissante et ennemie des plaisirs viendra rider ton visage
Fénelon, Tél. XIX.
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Fig. et poétiquement. Le vent ride la surface de l'eau, y produit de légères ondulations.
- Zéphire d'un souffle épuréRide la surface de l'onde BERNIS, Quatre sais. Print.
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2Se rider, v. réfl. Prendre, se donner un air ridé.
Ce vieillard dans le chœur a déjà vu quatre âges.... à l'aspect du prélat qui tombe en défaillance, Il devine son mal, il se ride, il s'avance
Boileau, Lutr. I
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3Devenir ridé.
Ces joues-là se rideront un jour
Voltaire, Memnon.
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Fig. et poétiquement. Se froncer sous l'impulsion du vent.
- La face de la mer se ride et se noircit LAMOTTE, dans DESFONTAINES
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Avec suppression du pronom personnel.
- Le moindre vent qui d'aventureFait rider la face de l'eauVous oblige à baisser la tête La Fontaine, Fabl. I, 22
Étymologie
Ancien espagn. en-ridar ; du germanique d'après Diez : ancien haut-allem. ga-rîdan, moyen haut-allem. rîden, tourner, tordre ; reid, crépu. Les anciens étymologistes proposaient le grec ῥυτὶς, ῥυτίδος ; mais on ne voit pas comment ce mot grec serait entré dans le français.