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un seul est le mot juste.

rider dans le Littré

3 articles· 9 citations· rimes· synonymes· conjugaison

1rider v. a. (ri-dé)

  1. 1Causer des rides.

    • C'est elle [l'âme] qui nous ride ou nous aplanit le front en un instant, selon ses mouvements intérieurs LA MOTHE LE VAYER, Vertu des païens, II, Socrate.
    • Le temps aux plus belles choses Se plaît à faire un affront, Et saura faner vos roses Comme il a ridé mon front Corneille, Stances à une marquise.
    • Ce qui égayait les autres ridait son front Molière, Critique, 6
    • La vieillesse languissante et ennemie des plaisirs viendra rider ton visage Fénelon, Tél. XIX.
  2. 2Se rider, v. réfl. Prendre, se donner un air ridé.

    • Ce vieillard dans le chœur a déjà vu quatre âges.... à l'aspect du prélat qui tombe en défaillance, Il devine son mal, il se ride, il s'avance Boileau, Lutr. I
  3. 3Devenir ridé.

    • Ces joues-là se rideront un jour Voltaire, Memnon.

Étymologie

Ancien espagn. en-ridar ; du germanique d'après Diez : ancien haut-allem. ga-rîdan, moyen haut-allem. rîden, tourner, tordre ; reid, crépu. Les anciens étymologistes proposaient le grec ῥυτὶς, ῥυτίδος ; mais on ne voit pas comment ce mot grec serait entré dans le français.

2rider v. a. (ri-dé)

  1. Terme de marine. Roidir un cordage au moyen d'une ride.

Étymologie

Autre forme de roidir.

3rider v. n. (ri-dé)

  1. Terme de chasse. Se dit en parlant d'un chien qui suit la bête sans crier.

Étymologie

Origine germanique : angl. to ride, all. reiten, aller à cheval, qui se dit aussi de la marche des navires, d'après Grimm.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander