rigole s. f. (ri-go-l')
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1Petit fossé creusé dans la terre, ou petit canal creusé dans des pierres de taille, pour amener l'eau dans un terrain.
La nécessité avait enseigné aux Péruviens à pratiquer des rigoles au détour des montagnes, sur le penchant des collines.... pour féconder leurs champs que les pluies ne fertilisaient pas
Raynal, Hist. phil. VII, 6S'il [l'enfant] peut, il creuse une rigole, y met de l'eau, il l'y fait circuler
MICHELET, Nos fils, II
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Terme de ponts et chaussées. Lit artificiel, creusé pour amener les eaux d'un ruisseau, d'un réservoir, d'une rivière, sur un point où elles n'arrivent pas naturellement.
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Terme de marine. Canal creusé obliquement, de chaque côté de la caisse d'un mât de hune ou de perroquet, pour loger la guinderesse, pendant qu'on guinde et qu'on cale le mât.
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2Il se dit du cours d'eau lui-même.
Entre deux coteaux assez élevés est un petit vallon nord et sud, au fond duquel coule une rigole entre des cailloux et des arbres
J.-J. Rousseau, Conf. V- Il vient, il se partage en fertiles rigoles ;Ses limpides filets sont autant de pactoles Delille, Hom. des ch. Var. et add. II
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Fig.
On a mieux aimé se désaltérer dans les rigoles que dans les eaux pures des grands fleuves
LE P. CATROU, Préf. de l'histoire rom. dans DESFONTAINES.
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3Petite tranchée faite pour planter des bordures de buis, de thym, etc.
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Petite tranchée pour faire écouler l'eau.
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Terme de maçonnerie. Se dit des petites tranchées de peu de profondeur faites pour fonder un mur de clôture.
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Étymologie
Origine incertaine. On trouve dans les anciens textes regort, mais c'est un tout autre mot (de re, et l'ancien gort, du lat. gurges). Diez pense que rigole est d'origine celtique : kymri, rhig, raie, rhigol, sillon. D'autres, et parmi eux Scheler, le rattachent au bas-latin rega, raie, qui vient de rigare, arroser. Mais du Cange a rigora, petit ruisseau, riguoles, même sens, ainsi que rigus, rigulus, de sorte que la dérivation par rigare est fort vraisemblable.