Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

risée dans le Littré

1 article· 14 citations· rimes· synonymes

risée s. f. (ri-zée)

  1. 1Éclat de rire.

    • Particulièrement. Éclat de rire de plusieurs personnes qui se moquent.

      • Elle envoya emprunter un jour toute la parure de Mme de Soubise, ne doutant point d'être comme elle dès qu'elle l'aurait mise ; ce fut une grande risée Mme de Sévigné, 367
      • Que vous dirai-je ? hélas ! leurs têtes exposées Du vainqueur insolent excitent les risées Voltaire, Orphel. I, 3
  2. 2Il signifie aussi moquerie simplement.

    • C'est une grande atteinte aux vices, que de les exposer à la risée de tout le monde Molière, Tart. préf.
    • Confondre avec risée leur égarement et leur folie Pascal, Prov. X
    • Là vous aurez à essuyer la risée et les railleries des libertins Bossuet, 1er avert. 21
    • Il en revint couvert de honte et de risée Boileau, Sat. I
    • Qui, moi ? j'aurais voulu, honteuse et méprisée, D'un peuple qui me hait soutenir la risée ? Racine, Bérén. IV, 5
  3. 3Objet de la moquerie.

    • Genest, dont cette secte [le christianisme] aussi folle que vaine A si longtemps été la risée et la haine Rotrou, St Gen. V, 5
    • Ils demeurent la risée des peuples et l'objet de leur aversion Bossuet, Hist. II, 10
    • Combien de fois Isaïe a-t-il été la risée du peuple et des rois ! Bossuet, ib. II, 4
    • Il est honteux que les hommes de génie s'exposent par cette petite guerre [satires de Boursault et de Molière] à être la risée des sots Voltaire, Vie de Molière.
  4. 4Terme de marine. Augmentation subite et peu durable de la force du vent.

    • Sur le midi, le vent a calmé, y ayant quelques risées dépendantes du N. E. jusqu'à l'est Journal de la route, 1689, dans JAL

Étymologie

Ris 1.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander