river v. a. (ri-vé)
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1Abattre la pointe d'un clou sur l'autre côté de l'objet qu'il perce, et l'aplatir pour le fixer.
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Fig. River à quelqu'un son clou, faire qu'il ne puisse résister, répliquer.
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2Fig. Fixer, comme on fixe un clou.
Ne craignons point de répéter ce qu'il est nécessaire de savoir ; il y a des choses qu'il faut river dans la tête des hommes à coups redoublés
Voltaire, Lett. d'Argental, 12 mai 1766L'homme naît, vit, meurt avec toi : Chacun des anneaux de sa vie, ô Christ, est rivé par ta foi
Lamartine, Harm. III, 5
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River les fers, les chaînes de quelqu'un, rendre son esclavage plus assuré.
- Au défaut de la foi, la politique mêmeNe t'apprit-elle pas à river dans le cielLa chaîne qui retient l'indocile mortel ? MASSON, Helvétiens, V
- Le marteau de la tyrannieSur les autels rive nos fers Béranger, Escl. gaul.
On proscrit pour confisquer ; et les mains des confiscateurs, teintes de sang, pleines d'or, rivent les fers de la nation
VILLEMAIN, Souven. cont. les Cent-Jours, X
Étymologie
Berry, river le lit, replier la couverture en dedans. Diez pense qu'il vient du germanique : ancien scandinave, rîfa ; danois, rive, passer le râteau, c'est-à-dire ôter tout ce qui est saillant. Le sens n'est pas très satisfaisant. Il y avait un autre river, en provenç. ribar, qui signifiait arriver : La barge fu moult bien rivée, Blancandin. C'est de ce river que rob. Estienne (Gramm. franç. p. 111, dans LACURNE) faisait venir river un clou ; sens qui n'est pas non plus satisfaisant.