2romance s. f. (ro-man-s')
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1Ancienne histoire, écrite en vers simples et naïfs, dont le fond est touchant et la forme appropriée au chant.
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2Toute pièce de vers moderne, en couplets, roulant sur un sujet tendre ou même plaintif, et mise en musique.
Si Moncrif n'est pas l'inventeur de la romance, s'il l'a reçue de nos bons aïeux, il a du moins le mérite de l'avoir fait renaître de nos jours avec des grâces nouvelles, et de l'avoir comme remise en honneur chez sa nation, devenue plus délicate et plus difficile
D'Alembert, Él. Moncrif.
Nous avons des chansons plaintives sur des sujets attendrissants ; celles-ci s'appellent romances ; c'est communément le récit de quelque aventure amoureuse ; leur caractère est la naïveté ; tout doit y être en sentiment
Marmontel, Œuv. t. VI, p. 92
- Là courent à la ronde et les propos joyeuxEt la vieille romance et les aimables jeux Delille, Rec. FEUGÈRE, p. 338
Corinne prit sa harpe, et devant ce tableau elle se mit à chanter les romances écossaises dont les simples notes semblent accompagner le bruit du vent qui gémit dans les vallées
Mme de Staël, Corinne, VIII, 4
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3Air sur lequel se chante une romance.
Deux ménétriers ouvraient la pompe [des fiançailles] en jouant sur leur violon des romances du temps de la chevalerie
Chateaubriand, Génie, I, I, 10
Étymologie
Romance 1, parce que les anciennes romances étaient écrites, non en latin, mais en langue romance ou romane. L'ancien français avait romancier en un sens analogue.