ronflement s. m. (ron-fle-man)
-
1Bruit que produit quelquefois pendant le sommeil la vibration du voile du palais lorsque l'air traverse l'arrière-bouche, particulièrement pendant l'inspiration.
Je n'ai ouï dire ni criement ni pleurement ; mais ronflement ne me semble pas mauvais, et je ne crois pas qu'il doive être mis au nombre des barbarismes
Vaugelas, Rem. not. Th. Corn. t. II, p. 104Un ronflement de basse-taille aussi nourri qu'il en soit
Marivaux, Arleq. poli par l'amour, sc. 1
-
2Fig. Tout bruit qui a une sorte de rapport avec celui d'un homme qui ronfle. Le ronflement d'une toupie. Le ronflement de l'orgue.
Les mâles [des lions marins] ont un mugissement semblable à celui du taureau, et, lorsqu'ils sont irrités, ils marquent leur colère par un ronflement
Buffon, Quadr. t. XI, p. 232C'est un beau tournoi de paroles [une scène de mélodrame entre deux acteurs] ; l'un fait sonner toutes les r, l'autre toutes les s ; il arrive un moment où le débit s'échauffe au point qu'on n'entend plus qu'un ronflement d'un côté et qu'un sifflement de l'autre
TH. GAUTIER, Hist. de l'art dramatique, t. I, p. 24
Étymologie
Ronfler.