rongeur, euse adj. (ron-jeur, jeû-z')
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1Qui ronge.
- Et de ces vers rongeurs qui dévorent nos bois Delille, Trois règnes, VIII
- Tel un fruit tourmenté par l'insecte rongeurMûrit avant le temps et tombe de lui-même MASSON, Helv. II
- Tous ces rocs, calcinés sous un soleil rongeur André Chénier, Idylles, la Liberté.
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2Fig. Qui inquiète, tourmente.
- Chaque jour dans son sein verse un poison rongeur Delille, Pit. III
- Et des remords rongeurs l'escorte vengeresse Delille, Én. VI
Ma mère redoutait pour moi la monotonie, l'uniformité et l'oisiveté, plus rongeuse que la douleur, de la maison paternelle et de la vie de Mâcon
Lamartine, dans le Dict. de DOCHEZ.
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Le ver rongeur, le remords du coupable, et aussi une peine qui assiége constamment l'esprit.
L'importance lui tournait la tête [à Pontchartrain] ; son ver rongeur était de n'être point ministre
Saint-Simon, 305, 234Je porte toujours dans mon cœur le ver rongeur qui me déchire depuis l'aventure du grand Barmécide [le duc de Choiseul]
Voltaire, Lett. Mme de St-Julien, 12 juin 1776
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Par plaisanterie. Ver rongeur, un fiacre pris à l'heure qui vous attend à la porte.
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3S. m. pl. Les rongeurs, ordre de la classe des mammifères renfermant ceux dont les incisives, au nombre de deux à chaque mâchoire, sont longues et fortes, et donnent à l'animal une grande facilité pour ronger.
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4S. m. Corps qui a la propriété de détruire les couleurs organiques.
Étymologie
Ronger. Au XVIe siècle on disait rongeard.