Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

rouillée dans le Littré

1 article· 6 citations· rimes· prononciation

rouillé, ée part. passé (rou-llé, llée, ll mouillées)

  1. 1Qui est couvert de rouille. Des armes rouillées.

    • Fig. Arme rouillée, chose qui n'a plus d'effet, de puissance.

      • Tu devrais savoir que cette arme rouillée [l'accusation d'athéisme] dont tes pareils [de Needham] se sont tant de fois servis, est aujourd'hui aussi abhorrée qu'inutile Voltaire, Quest. miracles, 3e lettre.
  2. 2Fig. Qui a perdu sa force, son éclat, comme du fer rouillé.

    • On ne peut être moins rouillé que vous l'êtes ; vos lettres font nos délices Mme de Sévigné, à Guitaut, t. VII, p. 341, édit. RÉGNIER.
    • Lauzun [revenu de l'armée à la cour] fit l'homme rouillé et l'aveugle qui ne discerne pas deux pas devant lui Saint-Simon, 149, 174
    • Quoique je sois un peu rouillé sur ces matières-là [l'article Géométrie de d'Alembert] Voltaire, Lett. d'Alembert, 19 janv. 1757
  3. 3Couleur de rouille.

    • Crachats rouillés, crachats expectorés au début, à la fin de la pneumonie.

  4. 4Attaqué par la rouille, maladie végétale. De l'avoine rouillée.

  5. 5S. m. Un rouillé, nom spécifique d'un labre.

  6. 6S. f. Une rouillée, phalène de l'aubépine.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander