Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

sévir dans le Littré

2 articles· 4 citations· rimes· synonymes· conjugaison

1sévir v. n. (sé-vir)

  1. 1Agir avec rigueur contre les personnes.

    • Il est imprudent de sévir, à moins qu'en sûreté l'on ne puisse punir Crébillon, Catilina, IV, 1
    • À quoi servent les lois, si vous vous mettez à leur place, et si vous sévissez pour des crimes inconnus ? Diderot, Lett. à Mlle Voland, 28 sept. 1761
    • Sachant en pareil cas comme les choses se passent, et que l'usage est de sévir contre les libraires en ménageant les auteurs J.-J. Rousseau, Conf. X
    • Agir avec rigueur contre les choses. Il faut sévir contre cet abus, contre ce genre de crimes.

      • Nous avons déjà sévi contre le fanatisme ridicule et scandaleux qu'ils [les jansénistes] cherchaient à répandre par leurs convulsions ; que ne sévissons-nous aussi contre les intrigues sourdes qu'ils font jouer pour exciter du trouble ? que ne sévissons-nous contre l'acharnement avec lequel ils violent sans cesse la loi du silence, en disant toujours qu'il faut se taire ? D'Alembert, Œuv. t. V, p. 224
  2. 2Terme de palais. Il se dit d'un supérieur à l'égard d'un inférieur ; d'un père à l'égard de son fils, etc. Maltraiter, user de violence.

  3. 3Exercer des ravages, en parlant d'un fléau. La peste sévissait en Égypte.

    • Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir.

Étymologie

Lat. sævire, exercer des actes de cruauté, de violence ; dénominatif de sævus.

2sévir s. m. (sé-vir)

  1. Titre de six officiers romains, chefs des six décuries de chevaliers.

Étymologie

Lat. sevir, de sex, six, et vir, homme.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander