sabrer v. a. (sa-bré)
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1Donner des coups de sabre.
Francisque, viens, sabrons tous ces vilains avec leur Benjamin [Constant]
Paul-Louis Courier, Lettre particulière.
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Absolument. Il sabrait à droite et à gauche.
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2Fig. et familièrement. Sabrer une affaire, l'expédier précipitamment, sans soin.
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Sabrer de la besogne, la faire vite et mal.
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Absolument.
- Mais fuyez cependant l'odieuse tactiqueDe sabrer pour garder une bonne pratique LESNÉ, la Reliure, p. 33
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3Fig. Biffer, effacer.
Vous verrez peut être avec regret que j'ai sabré de longues tirades
Buffon, Lett. à Bexon, Recueil de M. Nadaud de Buffon.
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4Fig. Critiquer à tort et à travers.
Il y a un grand nombre d'imbéciles, capables de rien, qui se donnent des airs d'hommes de goût, critiquent tout, sabrent tout
CARMONTELLE, Prov Entr'actes, t. IV, p. LXVI, dans POUGENS
Étymologie
Sabre.