saisissement s. m. (sé-zi-se-man)
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1Action de saisir, de prendre.
Son premier saisissement des rênes de l'empire [par Louis XIV] fut marqué au coin d'une extrême dureté [l'affaire de Fouquet]
Saint-Simon, 406, 64
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Terme d'escrime. Action de prendre avec la main l'épée de son adversaire.
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2Impression subite et violente causée par le froid. Exposé à un vent glacial, il en éprouva un saisissement qui l'a rendu malade.
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3Fig. Émotion vive et soudaine, agréable ou douloureuse.
Mon cœur est soulagé d'une presse et d'un saisissement qui en vérité ne me donnait aucun repos
Mme de Sévigné, 21 juin 1671N'êtes-vous point surprise de la mort de cette grande Rarai ?.... pour moi, je crois que le saisissement d'entendre toujours louer sa sœur et de n'attraper des regards et des douceurs que comme pour l'amour de Dieu l'a mise au tombeau
Mme de Sévigné, 1er août 1685- Je me trouble moi-même ; et sans frémissementJe ne puis voir sa peine et son saisissement Racine, Esth. II, 7
Il a tourné la tête, et il l'a regardée [sa maison] de loin une dernière fois, et il est mort de saisissement
La Bruyère, VICes incertitudes qui montrent encore la vie au mourant, et qui mêlent du moins aux tristes saisissements de la crainte les douceurs de l'espérance
Massillon, Or. fun. Louis le Grand.Il [le pécheur mourant] entre dans des saisissements où l'on ignore si c'est le corps qui se dissout, ou l'âme qui sent l'approche de son juge
Massillon, Avent, Mort du péch.- Le doux saisissement d'une joie imprévue,Tous les plaisirs du cœur m'ont remplie à sa vue GRESS., le Méch. III, 1
Voilà, sire, ce que ma douleur me dicta quelque temps après le premier saisissement dont je fus accablé à la mort de ma protectrice [la margrave de Bareuth]
Voltaire, Lett. au roi de Pr. décembre 1758
Étymologie
Saisir.