1salve s. f. (sal-v')
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1Décharge d'un grand nombre d'armes à feu, qui se fait à l'honneur de quelqu'un, ou en témoignage de joie. Des salves répétées d'heure en heure.
On va célébrer aujourd'hui la victoire navale par trois salves de mousqueterie de toute l'armée
PELLISSON, Lett. hist. t. III, p. 131L'électeur fit voir à Villars ses troupes, et faire trois salves de canon et de mousqueterie
Saint-Simon, 118, 32
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Il se dit de plusieurs coups de canon tirés successivement dans les mêmes occasions.
Ils firent tirer une salve de cent coups de canon [pour la fête de Napoléon] ; l'empereur mécontent remarqua qu'en Russie il fallait ménager davantage la poudre française ; mais on lui répondit qu'elle était russe et conquise de la veille
Ségur, Hist. de Nap. VI, 2
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2Terme de marine. Salut avec le canon.
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Dans l'ancienne marine, les navires saluaient par nombre impair, et les galères par nombre pair.
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3Coups de canon tirés ensemble.
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Fig.
Je ne sais si demain on jugera [Fouquet], ou si l'on traînera l'affaire toute la semaine ; nous avons encore de grandes salves à essuyer
Mme de Sévigné, 17 déc. 1664
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4Tirer par salves signifie tirer chacune des bouches à feu d'une batterie successivement. Quand on veut tirer par salves.... le feu s'exécute au commandement : telle pièce, feu, Règlement sur le service des bouches à feu.
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On tire le canon en salve, quand on tire plusieurs pièces en même temps.
Sur le signal qu'ils donnèrent de cinq coups de canon en salve, auxquels le roi fit répondre par sept de la batterie royale, ils mirent le feu au fourneau
PELLISSON, Lett. hist. t. I, p. 385Cela se passait à la tranchée, d'où nous entendîmes un cri de mauvais augure qui partait du rempart ; ce cri fut suivi d'une salve de canon et de mousqueterie
Hamilton, Gramm. 8
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5Une salve d'applaudissements, applaudissements éclatant dans toute une assemblée. Une salve d'applaudissements accueillit cet auteur.
Étymologie
Lat. salve, formule de salutation, de salvere, se bien porter, de même radical que salvus (voy. SAUF).
Supplément
SALVE. Ajoutez : - REM. Dans le XVIe siècle, Lanoue le fait féminin, et d'Aubigné masculin. Au commencement du XVIIe siècle, Richelieu (Lettres, etc. t. VI, p. 141) le fait dans une même pièce féminin et masculin : une double salve, et, quelques lignes plus bas, un beau salve. Aujourd'hui il est toujours féminin.