sangler v. a. (san-glé)
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1Ceindre, serrer avec une sangle. Ce cheval n'est pas bien sanglé, assez sanglé.
- Mais pour l'heure présente ils sanglaient le mulet Régnier, Sat. X
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2Envelopper le fromage dans des bandes de toile.
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3Familièrement. Appliquer avec force un coup.
Je t'avertis que, si je te sangle le moindre coup, il ira droit au milieu du cœur
VISÉ, Devineresse, I, 13Ce monsieur n'aime pas la compagnie ; car il m'a sanglé cinq ou six coups de fouet sur les épaules, et il m'a prié brusquement de me retirer
Dancourt, l'Opéra de village, sc. 15- Tout franc, je n'aime pasQu'on se rie à mon nez et qu'on suive mes pas ;Si quelqu'un vient encor se gausser davantage,Je lui sangle d'abord mon poing par le visage Regnard, Démocr. II, 3
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Sangler quelqu'un, lui administrer des coups de sangle ou de toute autre chose.
- Mais, n'étant que d'un simple chien,On trouva qu'il ne valait rien ;On vous sangla le pauvre drille La Fontaine, Fabl. XI, 3
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Fig. Faire une critique violente.
Le cardinal de Richelieu est étrangement sanglé dans ce petit livre
GUI PATIN, Nouv. lett. t. I, p. 32, dans POUGENSJe vous promets que je m'en acquitterai à cause de vous, et que j'y sanglerai les hémophobes
GUI PATIN, Lett. t. II, p. 362
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4Se sangler, v. réfl. Se serrer avec une sangle. Pour courir la poste à son aise, il faut se sangler.
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Familièrement. Cette femme se sangle trop, elle se serre trop dans son corset.
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Étymologie
Sangle ; wallon, seinglé, mais zengué, zeinglé, en parlant d'un coup de fouet ; provenç. cinglar ; ital. cinghiare.