Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

sauf-conduit dans le Littré

1 article· 4 citations· rimes· synonymes

sauf-conduit s. m. (sôf-kon-dui)

  1. 1Permis d'aller en quelque endroit, d'y séjourner, d'en revenir, sans crainte d'être arrêté. Violer un sauf-conduit.

    • Les sauf-conduits nécessaires, car on était alors dans la guerre qui commença en 1688, furent bientôt expédiés, toutes les difficultés furent aplanies FONT., Saurin.
    • Le 6 juillet de l'année 1415, Jean Hus, confesseur de la reine de Bohême, docteur en théologie, est brûlé vif par sentence des pères du concile [de Constance], malgré le sauf-conduit très formel que Sigismond lui avait donné Voltaire, Ann. Emp. Sigismond, 1415
    • Il se dit aussi de la permission de laisser passer un paquet, un ballot.

      • J'allai donc.... chez mon ami Orceau à la poste, il regarda ce cordon et cette croix ; nous les remîmes dans la petite boîte, dont nous fîmes un paquet ; j'écrivis le dessus ; il y mit un mot de sa main, qui est le sauf-conduit Mme de Sévigné, 516
  2. 2Sauvegarde temporaire accordée par les magistrats aux débiteurs exposés à la contrainte par corps.

  3. 3Permission qu'un officier donne, en temps de guerre, de passer sur le terrain que sa troupe occupe.

    • Que les femmes de qualité auraient des sauf-conduits pour se retirer où bon leur semblerait PELLISSON, Lett. hist. t. III, p. 211
  4. 4Terme de marine. Lettre en forme de laissez-passer délivrée à un bâtiment de nation ennemie.

    • Au plur. Des sauf-conduits.

Étymologie

Sauf, et conduit.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander