savetier s. m. (sa-ve-tié ; l'r ne se lie jamais ; au pluriel, l's se lie : des sa-ve-tié-z adroits)
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1Ouvrier qui raccommode de vieux souliers.
- Un savetier chantait du matin jusqu'au soir La Fontaine, Fabl. VIII, 2
- Je veux pour espion qui soit d'exacte vue,Prendre le savetier du coin de notre rue Molière, Éc. des fem. IV, 5
Ce pape [Jean XXII] est un grand exemple de ce que peut le simple mérite dans l'Église ; car il faut sans doute en avoir beaucoup pour parvenir de la profession de savetier au rang dans lequel on se fait baiser les pieds
Voltaire, Mœurs, 68
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Fig.
Je ne sais s'il faut intituler la pièce le Triumvirat ; le titre me ferait soupçonner ; on dirait que je suis le savetier qui raccommode toujours les vieux cothurnes de Crébillon
Voltaire, Lett. d'Argental, 27 sept. 1763
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Fig. et populairement. C'est un savetier, ce n'est qu'un savetier, c'est un mauvais ouvrier.
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2Marchand de vieux souliers.
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3Épinoche.
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Savetier, nom d'un capricorne, cerambyx sutor,
H. PELLETIER, Petit dict. d'entom. p. 34, Blois, 1868
Étymologie
Savate ; wallon, savtî ; picard, chavetier ; en Savoie, Chavoutier, nom propre.