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sceptre dans le Littré

1 article· 18 citations· rimes· synonymes· étymologie· traductions· prononciation (3)

sceptre s. m. (sèp-tr')

  1. 1Bâton de commandement qui était un des signes de l'autorité royale. Dans Homère, les rois portent le sceptre.

    • Particulièrement, bâton court surmonté d'un aigle, d'une fleur, d'une boule ou autre ornement que les consuls et les empereurs romains, les empereurs grecs et les souverains de l'Europe portèrent de la main droite comme symbole de l'autorité suprême.

    • Fig.

      • Que cette couronne d'épines vous est convenable [Jésus-Christ] ! que ce sceptre fragile est bien dans vos mains ! Bossuet, Sermons, 2, Profession.
    • Fig. Depuis le sceptre jusqu'à la houlette, depuis les fonctions des rois jusqu'à celles des bergers.

  2. 2Fig. Le pouvoir souverain, l'autorité monarchique.

    • Fig. Le sceptre et l'encensoir, l'autorité monarchique et l'autorité sacerdotale.

      • Le sacerdoce était réuni dans leur personne avec le sceptre ; les monuments des nations les plus anciennes le prouvent CONDILL., Hist. anc. I, 8
    • Un sceptre de fer, une autorité dure et despotique.

    • Fig.

      • Depuis qu'il [Boileau] avait quitté ce sceptre du Parnasse, qui avait été longtemps un sceptre de fer entre ses mains, mais nécessaire au maintien du bon goût D'Alembert, Éloges, St-Aulaire.
  3. 3Fig. Supériorité, prééminence.

  4. 4Réunion d'étoiles qui font partie de la constellation le Sceptre et la Main de justice, dite aussi le Lézard, située entre Pégase et Céphée.

Étymologie

Lat. sceptrum, du grec σϰῆπτρον, bâton, sceptre, le même que σϰήπων, bâton, lat. scipio, σϰήπτειν, s'appuyer, lat. scapus, tronc, all. Schaft, fût ; rac. sanscr. scambh.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander