Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

semonce dans le Littré

2 articles· 7 citations· rimes· synonymes

1semonce s. f. (se-mon-s')

  1. 1Convocation des personnes et des assemblées, telles que le ban et l'arrière-ban, qui se faisait à cri public, et pour la comparution en justice.

    • C'est une chose agréable que l'attachement et l'amour de toute la noblesse pour lui [M. de Grignan] ; il y a très peu de gens qui pussent faire voir une si belle suite pour une si légère semonce [de l'accompagner au siége d'Orange] Mme de Sévigné, 4 déc. 1673
    • Invitation faite dans les formes pour une cérémonie. Faire la semonce d'un enterrement, c'est-à-dire inviter les parents et les amis d'y assister.

    • En ces deux sens semonce a vieilli.

  2. 2En général, invitation.

    • Fig. et par plaisanterie.

      • Nos cailles grasses [de Grignan] dont il faut que la cuisse se sépare du corps à la première semonce ; elle n'y manque jamais Mme de Sévigné, à Coulanges, 9 sept. 1694
  3. 3Avertissement mêlé de reproches, fait par un supérieur.

    • M. le Prince crut que Monsieur ne pourrait pas tenir contre une semonce du parlement ; il se trompa Retz, Mém. t. III, liv. IV, p. 11, dans POUGENS
    • Je vis venir chez moi mes deux abbés gascons de la rue des Mathurins, et j'en reçus une semonce du sérieux le plus comique Marmontel, Mém. III
  4. 4Terme de marine. Ordre donné, au moyen du porte-voix, par un navire à un autre, de se faire connaître pour ami, pour neutre ou pour ennemi.

Étymologie

Semondre ; provenç. somonsa, semosta, somosta, somossa. Semonce, pour semonse, est le féminin du participe passé semons, de semondre.

2semoncé, ée part. passé (se-mon-sé, sée)

  1. Ce jeune homme semoncé par son père.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander