senti, ie part. passé (san-ti, tie)
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Qui a été perçu, éprouvé.
Le goût de la vertu, pour avoir été trop souvent senti, est émoussé
Massillon, Carême, Inconst.Ces nuances.... saisies par l'homme de génie, senties par l'homme de goût
D'Alembert, Œuv. t. I, p. 222
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Terme d'arts. Cela est bien senti, cela est senti, cela est exprimé avec vérité, avec âme.
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S. m. Terme de littérature et de beaux-arts. Ce qui est senti, plein de sentiment.
Celui qui n'est ni Jean [Racine] ni Pierre [Corneille], qui n'aime pas du tout le raisonné de Pierre, et qui n'approche point du senti de Jean
Voltaire, Lett. Thibouville, 10 déc. 1770
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2Fig. Qui est le résultat du sentiment, de l'affection, de l'intérêt.
Quelle injustice, lui dis-je ! un caprice vous fait vous refuser à des démarches senties et nécessaires de ma part
CAZOTTE, le Diable amoureux, ch. XII