Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

sermon dans le Littré

1 article· 16 citations· rimes· synonymes

sermon s. m. (sèr-mon)

  1. 1Discours chrétien qui se prononce en chaire, pour annoncer et expliquer la parole de Dieu et pour exciter à la pratique de la vertu. Projet pour rendre les sermons plus utiles, Titre d'un ouvrage de l'abbé de St-Pierre.

    • Il y a beaucoup de gens qui entendent le sermon de la même manière qu'ils entendent vêpres Pascal, Pens. VII, 36, édit. HAVET
    • Vous êtes aussi charmé de l'esprit, de la bonté, de l'agrément et de la facilité du P. Bourdaloue dans la vie civile et commune, que charmé et enchanté de ses sermons Mme de Sévigné, à Moulceau, 3 avril 1686
    • Les sermons du P. Bourgoing n'étaient pas le fruit d'une étude lente et tardive, mais d'une céleste ferveur Bossuet, Bourgoing.
    • Ce dernier et célèbre sermon où il [Grégoire de Nazianze] rendit compte de son administration et de sa conduite Fléchier, Hist. de Théodose, II, 57
    • Avant lui Juvénal avait dit en latinQu'on est assis à l'aise aux sermons de Cotin Boileau, Sat. IX
    • Cotin, à ses sermons traînant toute la terre,Fend des flots d'auditeurs pour aller à sa chaire Boileau, ib.
    • Un sermon où les applications de l'Écriture sont fausses, où une histoire profane est rapportée d'une manière froide et puérile, où l'on voit régner partout une affectation de bel esprit, est-il bon ? Fénelon, Dial. sur l'éloq. I
    • Il y a quelque temps que je m'endormis à un sermon : vous savez que le sommeil surprend aux sermons de l'après-midi Fénelon, ib. II
    • Un sermon en France est une longue déclamation scrupuleusement divisée en trois points, et récitée avec enthousiasme ; en Angleterre, un sermon est une dissertation solide et quelquefois sèche qu'un homme lit au peuple sans geste et sans aucun éclat de voix Voltaire, Ess. poés. ép. I
    • Les sermons qu'on a imprimés de lui [de Bossuet], restes d'une multitude immense, car jamais il ne prêcha deux fois le même, sont plutôt les esquisses d'un grand maître que des tableaux terminés D'Alembert, Éloges, Bossuet
    • Par extension.

      • Je me contente des Évangiles expliqués de M. le Tourneux : ce sont les vrais sermons ; c'est la vanité des hommes qui les a chargés de tout ce qui les compose présentement Mme de Sévigné, 19 fév. 1690
  2. 2Familièrement. Remontrance ennuyeuse et importune.

Étymologie

Provenç. sermo, sermon ; espagn. sermon ; ital. sermone ; du lat. sermonem, discours.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander