seuil s. m. (seull, ll mouillées, et non seu-ye)
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1Pièce de bois ou de pierre qui est au bas de l'ouverture d'une porte et qui la traverse.
- Vous, dès que cette reine, ivre d'un fol orgueil,De la porte du temple aura passé le seuil.... Racine, Ath. V, 3
- Ses enfants l'attendaient, et briguaient sur le seuilEt son premier souris, et son premier coup d'œil Delille, Pit. I
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Fig.
Je les aime encor mieux qu'une bigote altière, Qui, dans son fol orgueil, aveugle et sans lumière, à peine sur le seuil de la dévotion, Pense atteindre au sommet de la perfection
Boileau, Sat. X
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Fig. Le seuil de la vie, le commencement de la vie.
- Et du seuil de la vie enlevés sans retour CASTEL, les Plantes, I
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En un sens contraire, le seuil de la vie, la fin de la vie.
Nos amis ne peuvent nous suivre que jusqu'au seuil de la vie
Mme de Staël, Corinne, XX, 5
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2Seuil d'écluse, pièce de bois posée en travers de la porte et entre deux poteaux, au fond de l'eau.
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Pièce de bois ou pierre qui reçoit le pont-levis, quand on l'abaisse. On dit aussi chevet.
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3Dalle en pierre ou sole en bois sur laquelle repose un vannage.
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4Se dit des pièces de bois qui ferment les bateaux, tant à l'avant qu'à l'arrière.
Étymologie
Wallon, soû ; bourguig. seuille ; provenç. sol, sulh ; ital. soglio ; du bas-lat. solium, qui vient du lat. solea, semelle, qui a eu aussi le sens de plancher, d'après Festus, et qui, d'après Corssen, Ausspr. 2e éd. I, 485, se rattache à solum, sol, solidus, solide.