soc s. m. (sok)
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Pièce de fer aiguë, large, triangulaire, tranchante en dedans, fixée au sep de la charrue, et destinée à ouvrir le sillon.
- Qui forgea le soc était sage ;Et qui fit l'épée était fou LAMOTTE, Fabl. III, 14
- Sous leur soc triomphant la terre enorgueillieFournissait avec joie aux besoins de la vie M. J. CHÉN., Gracques, II, 3
Les Albaniens, peuple qui habitait les bords occidentaux de la mer Caspienne, ne labouraient point encore, au temps de Strabon, avec un soc de fer ; mais ils se servaient pour charrue d'une seule pièce de bois
MONGEZ, Instit. Mém. hist. et litt. anc. t. II, p. 625- Le pain que l'on fait croître est le plus savoureux ;Va, le soc et l'épée ornent la main des braves MASSON, Helvétiens, V
L'on dirait qu'aucune nation n'a osé succéder aux maîtres du monde dans leur terre natale [la campagne de Rome], et que ces champs sont tels que les a laissés le soc de Cincinnatus ou la dernière charrue romaine
Chateaubriand, Italie, Lett. à M. de Fontanes.
Étymologie
Berry sô (et dans l'ouest soie : aguser un soie) ; patois des Fourgs, sou ; du celtique : basbret. souc'h, soc'h ; gaél. soc ; Cornouailles, dans un texte du IXe siècle, soch. L'antiquité de ce mot dans le celtique montre que le mot français en vient, et non le celtique du français ; cela écarte aussi le lat. soccus, sorte de soulier, mis en avant par quelques-uns à cause que le soc de fer chausse, comme un soulier, la pointe de bois.