solliciteur, euse s. m. et f. (sol-li-si-teur, teû-z')
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1Celui, celle qui sollicite, postule pour soi ou pour autrui une grâce, une place, une faveur, etc.
Je m'en vais en être la solliciteuse auprès du père de la Chaise
Mme de Maintenon, Lett. au card. de Noailles, 18 mai 1695Il avait donné au roi son confesseur, que tous les solliciteurs de bénéfices appelaient le chef de l'Église gallicane
Voltaire, l'Ingénu, ch. 13- Mais avoir à braver le sourire ou les larmesD'une solliciteuse aimable et sous les armes PIR., Métrom. III, 9
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Fig.
Si mon livre est bon, il sera mon solliciteur auprès de vous
Guez de Balzac, Liv. VI, lett. 6
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2Se dit de celui, de celle qui sollicite un procès, une affaire pour soi ou pour autrui.
- Ou, d'un nouveau procès hardi solliciteur,Aborder sans argent un clerc de rapporteur Boileau, Lutr. III
Ira-t-il faire le solliciteur chez les juges ?
J.-J. Rousseau, Ém. IV
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Fig.
Autres fourberies tyranniques, dont les jésuites sont les solliciteurs en ce siècle maudit et pervers
GUI PATIN, Lett. t. II, p. 231Rappelez en votre mémoire.... cette paix fortunée dont il [M. le Tellier] fut le solliciteur et, pendant le traité, le dépositaire
Fléchier, le Tellier.
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3En particulier, celui qui est chargé de solliciter les affaires, les procès d'autrui.
Il envoya chercher un solliciteur de procès qui demeurait dans son voisinage
Lesage, Guzm. d'Alf. IV, 74Un solliciteur de procès (je ne puis l'appeler autrement puisqu'il sollicite).... achète ce procès de votre grand'mère pour la somme de cent quinze mille livres
Voltaire, Pol. et lég. Probabilités en justice, intervention.
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Fig.
Je me trouve depuis vingt-cinq ans solliciteur de l'intérêt public, mais sans crédit et par conséquent fort peu utile au public présent,
L'ABBÉ DE ST-PIERRE, dans Rev. des deux Mondes, 1er févr. 1869, p. 560
Étymologie
Solliciter ; provenç. sollicitador ; espagn. solicitador ; ital. sollicitatore, sollecitatore.