1sommer v. a. (so-mé)
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Signifier à quelqu'un, dans les formes établies, qu'il ait à faire telle ou telle chose. On l'a sommé de payer.
On sommait le seigneur devant bonnes gens, et on le faisait sommer par le souverain, dont on devait avoir permission
Montesquieu, Espr. XXVIII, 28
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Fig.
- Et n'allez point quitter, de quoi que l'on vous somme,Le nom que dans la cour vous avez d'honnête homme,Pour prendre, de la main d'un avide imprimeur,Celui de ridicule et misérable auteur Molière, Mis. I, 2
De pardonner je vous somme, Mes enfants, embrassez-vous
Béranger, Ménétr.
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Sommer quelqu'un de sa parole, lui demander qu'il remplisse une promesse.
Je vous veux sommer de votre parole, et vous faire souvenir de ce que vous avez fait devant cet autel
Bossuet, 3e sermon, Purif. Ste Vierge.
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Sommer une place, sommer le commandant de la rendre.
L'après-dînée, M. d'Elbœuf somma la Bastille
Retz, II, 212M. de Rochefort demandait des dragons pour aller sommer et attaquer Utrecht
PELLISSON, Lett. hist. t. I, p. 180
Étymologie
Bas-lat. summare, dire en somme, et de là sommer. On l'a fait venir du lat. submonere, dont la signification est en effet plus voisine, mais qui donne non pas sommer, mais semondre, semonner.