soubresaut s. m. (sou-bre-sô)
-
1Saut subit, inopiné et à contre-temps. Le cheval fit des soubresauts qui désarçonnèrent le cavalier.
Or Neptune, dieu débonnaire, Quoique souvent il fasse faire à maints vaisseaux le soubresaut
Scarron, Virg. VII
-
Par extension, tressaillement, mouvement convulsif.
Nélée tombe dans un tel engourdissement, qu'il ne sent plus que par secousse, par soubresaut
FÉNEL., t. XIX, p. 87
-
Fig.
La passion ne va que par soubresauts
Mlle DE L'ESPINASSE, Lett. t. I, p. 246, dans POUGENS
-
Fig. Cette nouvelle m'a donné un soubresaut, un violent soubresaut, elle m'a causé une vive et subite émotion.
-
2Terme de pathologie. Léger tressaillement que les tendons éprouvent par la contraction involontaire et instantanée des muscles ; symptôme qui se rencontre fréquemment dans les affections cérébrales, dans les fièvres graves et au début du choléra. Avoir des soubresauts dans les tendons.
-
3Terme de vétérinaire. Interruption saccadée qu'on observe dans les flancs du cheval poussif, pendant l'inspiration ou l'expiration.
Étymologie
Espagn. sobresalto ; du lat. super ou supra, sur, et saltus, saut.