souvenance s. f. (sou-ve-nan-s')
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Terme archaïque, mais qui n'est pas hors d'usage. Souvenir.
Tout m'est à contre-cœur, hormis leur souvenance
Régnier, Dial.J'ai employé le mot de souvenance dans mon Quinte-Curce ; cependant ce terme a été depuis condamné comme vieux par l'Académie ; il faut dire souvenir en prose, mais en vers souvenance est bon
Vaugelas, Nouv. Rem. p. 438, dans POUGENS- L'âne vint à son tour, et dit : j'ai souvenanceQu'en un pré de moines passant.... La Fontaine, Fabl. VII, 1
Qu'est-ce que l'homme, ô grand Dieu, que vous en faites état et que vous en avez souvenance ?
Bossuet, Sermons, Quinquag. 1Qu'une longue souvenance du passé éclaire un vieillard sur l'avenir, et qu'il la tourne en prévoyance
Marmontel, Œuv. t. X, p. 434- Combien j'ai douce souvenanceDu joli lieu de ma naissance ! Chateaubriand, Dern. Abenc.
J'ai voulu avant de mourir, jeter un regard sur l'Auvergne, en souvenance des impressions de ma jeunesse
Chateaubriand, Voy. à Clermont.
Étymologie
Souvenir 1 ; bourg. sôvenance ; prov. sovinensa ; anc. catal. sovenenza ; ital. sovenenza.