spéculer v. a. (spé-ku-lé)
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1Observer curieusement les objets célestes ou terrestres (acception vieillie ; on dit observer). Il passe la nuit à spéculer les astres.
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Absolument. Il spécule sans cesse.
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2V. n. Méditer attentivement. Spéculer sur les matières politiques.
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Créer des théories, par opposition à mettre en pratique.
Il importe de savoir l'énorme différence du style de celui qui a pratiqué et de celui qui n'a que spéculé
Diderot, Lett. sur la chirurg.
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3Faire des projets, des calculs, des entreprises de banque, de commerce, de finances.
On peut spéculer sur toutes sortes de marchandises
P. GIRAUDEAU, la Banque rendue facile, p. 122Accusé de spéculer avec vous sur ce fragment de Longus, dont je vous faisais présent
Paul-Louis Courier, Lett. à M. Renouard.Jean Choinart, fermier, approchant l'août, va voir ses blés, trouve sa récolte trop belle (il avait spéculé sur la hausse en grains), rentre chez lui et se défait
Paul-Louis Courier, Gazette du village.
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Spéculer sur les malheurs publics, se dit des fournisseurs, des entrepreneurs, qui profitent des circonstances difficiles pour s'enrichir en imposant à l'État des marchés onéreux.
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3Ajoutez :
Tout atteste alors [au temps de la Régence] cette révolution opérée par la richesse, par le luxe et par l'amour de l'argent ; même la langue en témoigne : spéculer au XVIIe siècle, c'était méditer sur la métaphysique ; cela signifie, au XVIIIe, jouer à la hausse ou à la baisse
H. BAUDRILLART, Journ. offic. 12 août 1877, p. 5754, 3e col.
Étymologie
Lat. speculari, contempler, de specio, voir, regarder (voy. SPÉCULATEUR).