suborner v. a. (sub-or-né)
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Porter à faire une action contre le devoir, une mauvaise action.
- Suborner par discours une femme coquette Régnier, Sat. III
- Je les ai subornés contre vous à ce compte ? Corneille, Nicom. III, 7
- Je lui donne ma fille et tout le bien que j'ai,Et, dans le même temps, le perfide, l'infâme,Tente le noir dessein de suborner ma femme Molière, Tart. v, 3
Elle accusa Narbal d'être entré dans une conjuration contre Pygmalion, et d'avoir essayé de suborner les peuples pour se faire roi au préjudice de Baléazar
Fénelon, Tél. VIIIDeux sujets du pape et un prêtre de Venise subornèrent deux assassins pour tuer Fra Paolo ; ils le percèrent de trois coups de stylet
Voltaire, Mœurs, 185
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Fig.
On a beau dire, il faut avouer que la religion chrétienne a quelque chose d'étonnant ; c'est parce que vous y êtes né, dira-t-on ; tant s'en faut, je me raidis contre par cette raison-là même, de peur que cette prévention ne me suborne
Pascal, Relig. chrét. 18, édit. FAUGÈRE.
Étymologie
Provenç. subornar ; espagn. sobornar ; ital. subornare ; du lat. subornare, proprement pourvoir, équiper, préparer en cachette, enfin suborner, de sub, sous, et ornare, orner.