substantiel, elle adj. (sub-stan-si-èl, è-l)
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1Terme de philosophie. Qui appartient à la substance.
La sainteté substantielle et incarnée
Bourdaloue, Myst. Passion de J. C. t. I, p. 162
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Terme de l'ancienne école. Formes substantielles, ce qui détermine la matière à être une certaine chose.
Les scolastiques, au lieu de génie ou intelligence, se servent des mots forme substantielle, vertu plastique, etc. mais les mots n'y font rien
Anal. de Bayle, t. IV, p. 264
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2Qui est rempli de substance succulente, nourrissante.
Il fallut donner aux hommes une nourriture plus substantielle dans la chair des animaux
Bossuet, Hist. II, 1Assis sur l'herbe sous un berceau de bananiers qui leur fournissait à la fois des mets tout préparés dans leurs fruits substantiels
BERN. DE ST-PIERRE, Paul et Virginie
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3Fig. Essentiel, important.
Il en avertira diligemment Sa Majesté comme d'un point substantiel qui importe plus à son État que autre qui se présente à ce moment,
Mém. de Bellièvre et de Sillery, p. 502, dans LACURNEUn billet pour moi très galant, mais très substantiel, du comte de Fuensaldagne
Retz, Mém. t. I, liv. II, p. 393, dans POUGENSÀ mesure qu'il [Vaugelas] rebutait une foule de tours naïfs, qu'on ne retrouve plus que dans la Fontaine, un grand nombre de tours vigoureux et concis, et de phrases substantielles qui sont perdues depuis Montaigne....
Marmontel, Œuv. t. x, p. 426
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Il se dit, dans le même sens, des ouvrages d'esprit. Je vous dirai ce qu'il y a de substantiel dans ce livre.
Le reste est un extrait substantiel et raisonné de l'histoire de la philosophie par Brucker
D'Alembert, Préf. 3e vol. Encycl. Œuv. t. I, p. 381
Étymologie
Provenç. et espagn. substancial ; ital. sostanziale ; du lat. substantialis, de substantia, substance. Au XVe et au XVIe siècle on disait aussi substancieux.