supplanter v. a. (su-plan-té)
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1Faire perdre à quelqu'un le crédit, la faveur, l'affection, l'établissement qu'il avait auprès d'une personne, et prendre sa place.
C'est trop de nous supplanter [auprès de nos dames], et de nous supplanter avec nos propres habits
Molière, Préc. 16Thémistocle, qui avait formé en lui-même le dessein de supplanter les Lacédémoniens, et de substituer les Athéniens à leur place dans le gouvernement de la Grèce
Rollin, Hist. anc. Œuv. t. III, p. 289, dans POUGENSQu'il s'offre à ce vertueux du siècle une occasion sûre de décréditer un ennemi, ou de supplanter un concurrent ...
Massillon, Pet. carême, Gloire hum.L'intrigue supplante les plus grands talents ; des hommes souples et bornés s'élèvent aux premières places
Massillon, ib. Écueils, Piété des grandsElle [Mme de Maintenon] fait venir, de bonne foi, la religion au secours de ses charmes usés, pour supplanter sa bienfaitrice devenue sa rivale
Voltaire, Louis XIV, 27
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2Se supplanter, v. réfl. Travailler l'un contre l'autre pour se déposséder réciproquement.
Pour se supplanter, ils [les fils de Nizam, en Inde] eurent recours tour à tour aux armes, aux trahisons, au poison, aux assassinats
Raynal, Hist. phil. v, 34
Étymologie
Provenç. sosplantar ; espagn. suplantar ; ital. soppiantare ; du lat. supplantare, de sub, sous, et planta, la plante du pied.