Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

suspensif dans le Littré

1 article· 4 citations· rimes

suspensif, ive adj. (su-span-sif, si-v')

  1. 1Terme de jurisprudence. Qui suspend, qui empêche d'aller en avant, de continuer.

    • L'Eglise a toujours approuvé que ses enfants en usassent [de l'appel au plus proche concile] comme suspensif Saint-Simon, 459, 216
    • L'obligation contractée sous une condition suspensive est celle qui dépend, ou d'un événement futur et incertain, ou d'un événement actuellement arrivé, mais encore inconnu des parties Code civ. art. 1181
  2. 2Dans le langage de la politique, veto suspensif, veto qui ajourne la promulgation d'une loi.

    • Il y était statué [dans l'instrument de gouvernement].... que le protecteur [Cromwell] aurait le veto suspensif Chateaubriand, Stuarts, le Protectoral.
  3. 3Terme de grammaire. Qui suspend le sens, le fait attendre.

    • Le génitif, étant un cas suspensif, leur fait attendre [aux auditeurs] toutes ces idées que l'orateur ne pouvait leur présenter à la fois Diderot, Lett. sur les sourds et muets.
    • Points suspensifs, points mis à la suite les uns des autres quand le sens est suspendu, inachevé. Si j'en croyais ma colère.... mais il faut céder à vos supplications.

Étymologie

Provenç. suspensiu ; espagn. suspensivo ; ital. sospensivo ; du lat, suspensum, supin de suspendere, suspendre.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander