1syncope s. f. (sin-ko-p')
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1Diminution subite et momentanée de l'action du cœur, avec interruption de la respiration, des sensations et des mouvements volontaires.
Dans l'approche du jour désiré où la princesse Anne espérait faire sa confession, elle tomba dans une syncope qui ne lui laissa ni couleur, ni pouls, ni respiration
Bossuet, Anne de Gonz.Bérulle tombe en syncope à la vue d'un chat, et moi à la vue d'un livre
La Bruyère, XII
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Par exagération.
- Elle veut qu'en détours la chose s'enveloppe,Et ce mot dit à cru lui cause une syncope Regnard, le Joueur, II, 4
Les voitures lentes d'Asie, le pas réglé de nos chameaux, les feraient tomber [les Français] en syncope
Montesquieu, Lett. pers. 24
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Syncope sénile, forme de syncope commune chez les vieillards.
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2Terme de grammaire. Retranchement d'une lettre ou d'une syllabe au milieu d'un mot. J'avoûrai pour j'avouerai, gaîté pour gaieté sont des syncopes.
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3Terme de musique. Liaison de la dernière note d'une mesure avec la première de la mesure suivante, pour en faire comme une seule note.
La syncope se fait lorsque, dans une partie, la fin d'une note est entendue en même temps que le commencement d'une note de la partie opposée
Descartes, Musique, manière de composer.
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Effet rhythmique produit par deux notes entendues successivement, et dont la seconde a une valeur double de la première.
Étymologie
Provenç. sincopi ; espagn. sincope ; ital. sincopa, sincope ; du lat. syncope, qui est le grec συγϰοπὴ, de σὺν, avec, et ϰόπτειν, couper.