syncoper v. a. (sin-ko-pé)
-
1Faire une syncope sur un mot.
Il syncope les mots, quand il plaît à l'oreille
Marmontel, Œuvr. t. x, p. 194
-
Syncoper une lettre, la retrancher. Dans les vers, quelques typographes syncopent tous les e muets précédés d'une voyelle, écrivant j'avoûrai, nous loûrons, enjoûment, etc. au lieu de j'avouerai, nous louerons, enjouement, etc.
-
2Par extension, abréger.
Ces scélérats la firent mettre [une lettre] dans tous les papiers publics, en la tronquant et la syncopant
Papiers saisis à Bareuth, p. 205
-
3V. n. Terme de musique. Faire une syncope. Plusieurs notes syncopent dans cet air.
-
4V. a. Familièrement. Faire tomber dans la stupéfaction, dans une sorte de syncope. Cette nouvelle m'a syncopé.
-
5Dans un langage presque burlesque, se syncoper, v. réfl. Tomber en faiblesse, en syncope. C'est une femme qui se syncope pour des riens.
Étymologie
Syncope. Il y avait dans le XVIe siècle syncoper, syncopiser, avec le sens de tomber en syncope.