tâtons (à) loc. adv. (tâ-ton ; l's ne se prononce pas, même devant une voyelle, dit Chifflet, Gramm. p. 216)
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1En tâtonnant dans l'obscurité.
On chercha, en s'éveillant comme à tâtons, les lois, on ne les trouva plus
Retz, Mém. t. I, liv. II, p. 140, dans POUGENSPendant que Destin courait à tâtons après ceux qui avaient enlevé Angélique
Scarron, Rom. com. II, 2Ils iront à tâtons comme dans les ténèbres
Saci, Bible, Job, XII, 25- Notre commerce à tâtons devient vif, madame Voltaire, Lett. Mme du Deffant, 27 juin 1764
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Ce sont des enfants de la messe de minuit, qui cherchent Dieu à tâtons, se dit de débauchés qui profitent de l'occasion de ce jour-là.
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2Fig. D'une manière incertaine ; en essayant de divers moyens dont on n'est pas sûr.
- Nous vivons à tâtons, et dans ce monde iciSouvent avec travail on poursuit du souci Régnier, Sat. III
Je ne puis souffrir qu'au commencement d'une carrière où l'on ne marche encore qu'à tâtons, on prétende avoir atteint ceux qui sont au bout
BOURSAULT, Lett. nouv. t. II, p. 71, dans POUGENSLes gens qui n'ont point de principe dans les affaires, et qui n'ont point de vrai discernement des esprits, vont toujours comme à tâtons ; c'est un hasard quand ils ne se trompent pas
Fénelon, Tél. XXIIIl est difficile de pénétrer dans les profondeurs de l'histoire ancienne ; quand on y saisirait la vérité à tâtons, on ne serait jamais sûr de la tenir
Voltaire, Dict. phil. Élie et Énoch.
Étymologie
Tâter. Taston, substantif fait de taster. comme plongeon de plonger, a donné d'une part tastonner : agir en taston, et d'autre part à tastons ou à taston : à la façon des tastons ou du taston.