tact s. m. (takt')
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1Celui des cinq sens qui appartient à l'organe cutané, et qui fait juger de certaines qualités des corps, de leur solidité ou de leur fluidité, de leur humidité ou de leur sécheresse, de leur température, etc. Le tact comprend deux sensations fondamentales : le sens de contact ou de pression et le sens de température.
L'exemple de cet illustre aveugle prouve que le tact peut devenir plus délicat que la vue, lorsqu'il est perfectionné par l'exercice
Diderot, Lett. sur les aveug.Le nombre des idées qui peuvent venir par le tact est infini ; car il comprend tous les rapports des grandeurs, c'est-à-dire une science que les plus grands mathématiciens n'épuiseront jamais
Condillac, Traité des sens. II, 8Le tact est le premier sens qui se développe ; c'est le dernier qui s'éteint
CABANIS, Instit. Mém. sc. mor. et pol. t. I, p. 197
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2Fig. Jugement fin et sûr en matière de goût, de convenances, d'usage du monde. Cet homme a du tact. C'est un homme de tact.
Pour la vérité dans les sentiments, pour le tact de certains ridicules, je serais assez votre homme
Voltaire, Lett. Mme du Deffant, 8 mars 1769Ce tact attentif de l'esprit qui fait sentir les nuances des fines convenances
Buffon, Rép. au duc de Duras.Ce tact fin que nous tenons de l'observation continue des phénomènes
Diderot, Ess. sur la peint. IFinesse de tact
D'Alembert, Œuv. t. v, p. 56Ceux qui passent leur vie dans la société la plus étendue, sont bien bornés s'ils ne prennent pas facilement un tact fin et délicat, et s'ils n'acquièrent pas la connaissance du cœur humain
Mme de Genlis, Veillées du château t. II, p. 162, dans POUGENS
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Tact médical, habileté à juger du caractère d'une maladie et des moyens qui y conviennent, habileté qui paraît presque instinctive et qui provient d'une longue expérience et d'un naturel heureux.
Étymologie
Lat. tactus, de tangere, toucher.